juin 23rd, 2018 by admin

Pièces et main d’œuvre revient sur les dernières avancées de la reproduction artificielle de l’humain.

Et toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

Le 18 janvier 2018 s’ouvraient les « États généraux de la bioéthique » organisés par le Comité consultatif national d’éthique – prélude à la troisième révision de nos lois de bioéthique depuis 1994. Plaisante éthique, soumise à la perpétuelle fuite en avant technologique et aux desiderata des consommateurs rendus possibles par ces progrès.

Le grand sujet cette fois, c’est la reproduction artificielle de l’humain (PMA), qu’il est question d’autoriser aux femmes seules et aux couples de lesbiennes. Autorisation d’autant plus probable que Macron, le « président des très riches » accusé de mener une « politique de droite », a besoin paraît-il d’ »envoyer des signaux à la gauche ». De préférence, sans impact budgétaire.
Comme en 2013, lors de la légalisation du mariage homosexuel, le sociétal fait diversion et remplace le social.

Aujourd’hui comme alors, nous saisissons ce symptôme d’actualité pour remonter à la cause et à la racine profondes : la machination et la
marchandisation de la procréation pour les homos comme pour les hétéros.
Ce texte est une mise à jour de ce que nous disions alors avec Alexis Escudero (La Reproduction artificielle de l’humain), et que les quatre dernières années n’ont fait que vérifier.

Certains diront que la fracture passe entre gauche et droite. Mais le fait majeur de l’époque, le putsch technologique permanent, périme pour l’essentiel cette distinction. Macron, après Hollande et Sarkozy, et comme l’auraient fait Fillon, Mélenchon ou Le Pen, investit dans l’innovation et les technologies de déshumanisation : intelligence artificielle, nanotechnologies, génie génétique, neurotechnologies.
Le stade actuel du progrès technologique et de la croissance économique, objectifs communs de la droite et de la gauche, se nomme l’homme « augmenté » – le transhumanisme. Le choix qu’on nous laisse ? Renoncer à notre humanité pour devenir posthumains, ou sombrer dans l’espèce moribonde des Chimpanzés du futur. Disparaître ou disparaître. On voit l’importance du débat sur les « modèles familiaux » à côté de cette rupture anthropologique.
On voit surtout comment les idéologues et scientifiques transhumanistes prennent en otages certains groupes (certains activistes LGBT et certaines féministes, certains hétéros stériles et certains handicapés), comment ils s’en servent, tantôt comme boucliers humains, tantôt comme chevaux de Troie pour avancer leur agenda.

L’offensive transhumaniste trace le front principal de notre temps, qui oppose désormais les humains d’origine animale aux inhumains d’avenir machinal. Le mode de reproduction est un enjeu central, en ce qu’il détermine la poursuite de l’histoire naturelle collective ou la prise en main de l’évolution par la technocratie.
Aussi, nous, qui tenons à notre humanité errante et faillible, hasardeuse et imprévue, et si limitée, refusons-nous la reproduction artificielle de l’humain et ses progrès.

Pour lire le texte intégral, ouvrir le document reproduction_artificielle.

Pour lire le texte sur papier, demander la Pièce détachée n°86 : envoyer un chèque de 5 euros à l’ordre de Service compris :
Service Compris – BP 27 – 38172 Seyssinet-Pariset cedex

 

juin 22nd, 2018 by admin

Voici deux articles relatifs à l’urbanisation de la friche Saint-Sauveur à Lille. Ils ont été publiés dans notre revue Hors-sol n°5, en librairie ici.

Schizo-ville. Entre deux épisodes de pollution de l’air, l’opposition à l’aménagement de Saint-Sauveur nous amena à affûter nos arguments contre la densification urbaine. Parmi ceux-ci, il en est un surprenant : plus une ville est dense, plus elle compte de schizophrènes. Ce qui manque à notre bien-être intérieur est relativement simple : de l’air, de la terre et du ciel. Reste à se méfier des contrefaçons. Comme le disait Bernard Charbonneau dans Le jardin de Babylone en 1969 : « Le jardin public n’est pas un plaisir, c’est le médicament nécessaire à une humanité privée de grand air. »

L’inconséquence verte. Les faits ont des conséquences. Vous ne pouvez combattre les conséquences tout en chérissant les causes, critiquer la pollution de l’air et densifier la ville. À moins d’être l’élu écologiste d’une métropole d’un million d’habitants. Lille, par exemple. Ce qui nous donne l’occasion de relire L’Enfer vert, publié en 2013 et rédigé par votre serviteur.

La suite est ici : Schizo-Ville et inconséquence verte

juin 12th, 2018 by admin

Hors-sol 5 Sortie-page001La Métropole lilloise, la DRAC, la ville de Lomme et l’université Lille 1 viennent d’annoncer la création d’un « Pôle des arts et cultures numériques ». Les collectivités locales mobiliseront chercheurs et artistes pour assurer « l’acceptabilité [de] la transition numérique de la société ». De quoi ont-ils peur ? Que les embryons de contestations de la carte RFID Pass-Pass ou du compteur Linky ne nuisent à « la ville de demain (smart city) et […] au développement de notre territoire à la pointe de l’innovation » ? Ou simplement veulent-ils insuffler cette « culture scientifique et technique » qui ferait défaut à la nation ?

Dans ce pôle se trouvera une médiathèque high tech, des présentations mensuelles « d’un chercheur et d’une technologie », une salle de concert de 500 places, ou encore des casques de réalité virtuelle comme autant de machines à rêves cyber-artistiques. Le plus surprenant est la création d’un « laboratoire citoyen de la donnée » propre à « développer une culture de la donnée chez les habitants ». Auront-ils accès à nos données de déplacements, de consommation électrique, de passage à la bibliothèque et dans les musées ?

Rappel : nous ne voulons pas « co-construire » la ville intelligente pas plus que nous ne voulons d’un « co-contrôle » du Big data urbain. Nous ne voulons simplement pas de cette ville qui sera à la fois toujours plus polluée et sous contrôle.

Certes, le capitalisme technologique gagne sa guerre au vivant par la domination (étatique, militaire ou managériale). Mais il la gagne avant tout en s’assurant notre consentement. Non seulement par une persuasion de type classique, mais surtout par la rationalisation des imaginaires. Cette bataille culturelle qui fait muter la société techno-industrielle en véritable civilisation, telle est la préoccupation centrale de ce numéro d’Hors-sol.

Sortie d’Hors-sol n°5 le samedi 23 juin 2018 à 20h aux Sarrazins, rue des Sarrazins à Lille. Dessins & Gravures, Lectures apocalyptiques, Mix mouvant – Remix malaxant.

Hors-sol °5 « Inhumanité numérique » – 100 pages – 7 € – disponible en librairie ou sur commande (+4€ de frais de port) – chèque à l’ordre « L’A.S.P.I » : hors-sol, 49 rue Daubenton, 59 100 Roubaix.

Ou par virement à l’A.S.P.I au numéro IBAN : FR76 1670 6006 1053 9223 2726 911 et BIC : AGRIFRPP86

 

Sommaire

Le spectacle de notre disparition : Théâtre du nord, Rose des vents, Fresnoy, LaM, ou la culture du transhumanisme.

Gérontechnologies : la vieillesse est un naufrage technologique.

Grand palais : les artistes sont des robots comme tout le monde.

Dévaloriser le patrimoine industriel : musées de la mine à Lewarde, des missiles V2 à Saint-Omer, de l’Industrie à Manchester, et la « Creative Mine » d’Arenberg.

Morts à 100% : les questions que vous n’avez pas osé nous poser.

La vie n’est pas un long fleuve technique : entretien (fleuve) avec François Jarrige, historien des sciences et techniques.

Jeunesses siliconiennes : coding goûters sur la métropole.

Marie Curie et le féminisme irradiant

Lille-Design : conquistadors pour smart friches urbaines.

Stanford – 1969 : reportage chez des luddites californiens qui bloquèrent leur labo de recherche.

BD : « Génération exponentielle » présente Le Pitch de Kévin et son invention géniale « Le SmartpoohPooh ».

Schizo-Ville : pourquoi la ville rend dingue.

Ville dense et intense : Les dormeurs du VAL (Photos).

Ola Béton : de Lille à La Havanne, Saint Sauveur enterre le socialisme.

Saint-Sauveur : l’inconséquence verte.

Roubaix Ravage : nouvelle désastreuse en deux actes et quatre mains.

Poésie : Le Lion et la ZAD.

avril 2nd, 2018 by admin

Au-Nord-de-l-economieCe qui n’était qu’un texte d’intervention pendant la campagne présidentielle 2017 vient de paraître, actualisé, aux éditions Le Monde à l’envers. Au nord de l’économie, sous-titré Des corons au coworking, fait état du point de rupture dans lequel se trouve l’économie mondiale, vu depuis la fenêtre du nord de la France.

Cette terre de désespoir, de chômage, d’alcoolisme et de votes Front national provoque deux réflexes de survie : la ré-industrialisation et/ou la « Troisième révolution industrielle ». Qu’importe le chemin, tant qu’on entrevoit un espoir. Passant des corons au coworking, TomJo se donne pour objet d’attaquer dans un même élan le vieux monde industriel et le nouveau monde technologique. Car aujourd’hui, un nouveau mythe économique issu des départements de R&D de la Silicon Valley se fait jour : celui d’un « post-capitalisme » high-tech prétendument collaboratif, horizontal, cognitif et démonétarisé dans lequel communient autant certains marxistes que les libéraux.

Or, c’est un autre horizon qui se profile, dans lequel les déclassés survivront à la merci d’un revenu universel payé par les robots, cependant qu’une nouvelle espèce post-humaine se connectera aux machines.

Au nord de l’économie – Des corons au coworking, TomJo, 2018, Le Monde à l’envers

80 pages – 5€

Disponible en librairie ou sur commande (+2€ de frais de port) à hors-sol, 49 rue Daubenton, 59 100 Roubaix.

novembre 30th, 2017 by admin

Pour ceux qui auraient raté la conférence de Pièces et main d’œuvre à Mons-en-Baroeul le 10 novembre 2017, au sujet du transhumanisme, vous retrouverez les meilleurs moments en écoutant le podcast d’une émission de Radio Campus :

http://www.campuslille.com/index.php/entry/manifeste-des-chimpanzes-du-futur-contre-le-transhumanisme-1

Comme un prolongement, ou plutôt une mise en perspective, voici une émission spéciale à propos de la pensée de Jacques Ellul, auteur de La Technique ou l’enjeu du siècle, notamment :

http://www.campuslille.com/index.php/entry/emission-speciale-jacques-ellul

Ces deux émissions ont été réalisées par l’association DAVIDS pour Radio Campus Lille. Qu’ils soient remerciés.

Hors-sol.

octobre 15th, 2017 by admin

Conf PMO_Lille_Liévin_BDHors-sol s’est associé à ClissXXI et L’Auberge espagnole pour vous proposer deux rencontres avec Pièces et main d’œuvre. Depuis Grenoble, voilà quinze ans que PMO enquête sur la déferlante technologique : nanotechnologies, biologie de synthèse, informatique et sciences cognitives, quatre domaines de recherche convergeant vers la création d’un Post-humain parfait, sur-puissant, « augmenté ».

Des bébés génétiquement sélectionnés à l’implantation d’implants cérébraux en passant par les technologies de surveillance (alias Technologies de l’information et la communication), un « néo-nazisme surgi des laboratoires » se fait jour. Du monde-machine à l’homme-machine, il s’approprie notre destinée biologique et contrôle nos comportements pour édifier ce qu’on doit appeler un « Techno-totalitarisme ».

Selon le cybernéticien Kevin Warwick, « ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » C’est pourquoi Pièces et main d’œuvre vient de publier un Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme (Service compris, 2017). Car il n’y a pas d’accommodement éthique possible avec ces ennemis de l’Humanité.

- Les Chimpanzés du futur contre le Transhumanisme, vendredi 10 novembre à 18h à l’Auberge espagnole, 58 rue Schumann à Mons-en-Baroeul (M° Mairie de Mons)

- De Linky au Monde-Machine le samedi 11 novembre à 10h au LAG, 23 rue Jean Jaurès à Liévin.

Les Chimpanzés du futur contre le Transhumanisme

Pièces et main d’oeuvre, 2017

Frères humains, sœurs humaines, vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse  menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels dont l’activisme impérieux et l’objectif affiché consistent à liquider  l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’automachination par ingénierie génétique et hybridation électro-mécanique. Vous avez entendu l’ultimatum cynique et provocant

de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles au pré. » Et encore, « ceux qui décideront de rester humains et  refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »

Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons à la résistance contre ce néo-nazisme surgi des laboratoires. Les animaux politiques qui écrivent à l’enseigne de Pièces et main d’œuvre combattent le transhumanisme depuis une quinzaine  d’années. Ils ont déjà publié nombre de livres sur des sujets voisins, Terreur et Possession, Aujourd’hui le Nanomonde, L’Industrie  de la contrainte, etc.

Pour commander le livre aux éditions Service compris, c’est ici.

octobre 10th, 2017 by admin

Du 28 octobre au 4 novembre à Lille

Marionnette de Myriam Mairey. Photo : Modeste Ricahrd.

Marionnette de Myriam Mairey. Photo : Modeste Richard.

La mort est partout, mais invisible. Au supermarché, dans un plat préparé. Entre les mailles d’une chemise venue du Bangladesh. À la sortie d’un pot d’échappement ou dans le clic d’une souris, la mort rôde. Pourtant, elle n’a jamais été aussi refoulée.

Dans les Danses macabres surgies en Europe au siècle de la Grande Peste, la mort se rappelle à toutes les classes sociales, la camarde s’annonçant toutes trompettes hurlantes aux oreilles des papes et des marchands. Aujourd’hui, elle chanterait aux oreilles des chefs d’État et chefs de rayons.

Mais nous sommes trop impatients pour n’obtenir l’égalité que dans la putréfaction des corps et de l’esprit. Les fauteurs de mort n’ont qu’à bien se tenir. Leur fête commence.

Samedi 28 Octobre à 20h00 : projection de « Morts à 100 % : post-scriptum »

45 min – Modeste Richard et TomJo – 2017.

En 2012, l’UNESCO élève le bassin minier Nord-Pas de Calais au rang de « Patrimoine mondial », saluant l’« œuvre conjuguée de l’homme et de la nature ». La mémoire des 40 000 morts de la silicose s’en trouve recouverte de représentations aseptisées confinant à la nostalgie. Le mythe de la Grandeur et de la Fierté minière connaît une seconde vie. Il ne sert plus l’exploitation du travail des mineurs, mais celle de leur image, mise au profit du renouveau économique du bassin houiller.

Séance suivie d’un échange avec les réalisateurs.

Le film sera précédé de Morts à 100 % de Jean Lefaux et Agnès Guérin (55 min, 1980) dès 19h.

/// Au Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. /// Entrée à prix libre.

Dimanche 29 octobre à 16h : Goûter-vernissage « Angles morts… »

La galerie « Chromosome A » présente les travaux mortels (dessins, sculptures, etc) de Élodie Wysocki, Emmanuelle Gailliez, Eve Servent et Samia Kachkachi. L’exposition restera ouverte tous les jours du 29/10 au 04/11 de 16h à 19h.

/// « Chromosome A », 35 rue des Postes à Lille.

Mardi 31 octobre à 19h30 : Soirée « Crève l’écran » :

La soirée débutera par une discussion libre autour de nos rapports à la mort aujourd’hui, qu’elle soit entretenue, refoulée ou organisée. La soirée se poursuivra par quelques salves d’images animées sur cette fatalité qui nous fait vivre. Des séquences courtes et des courts métrages. Des morts célèbres ou inconnues, refoulées ou planifiées, joyeuses ou macabres. Des pauses thé, bière ou quiches, on circule, on visionne et on papote.

Bernard Agnias profitera de la salle d’exposition pour présenter ses tranches de gallus domesticus, des poulets, quoi.

/// Au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. /// Entrée à prix libre.

Mercredi 1er novembre à 13h : Pique-nique « surprise mortelle » :

Autant le dire tout de suite, la surprise ne sera ni un concert de Grind ni une tempête de force six. Il ne s’agit pas de perturber les hommages aux défunts mais de les envisager différemment, de se rassembler pour célébrer joyeusement la mort à l’occasion d’une auberge espagnole. Peut être qu’on se racontera des histoires et qu’on fera un concours d’osselets. Une urne recueillera votre ultime question posée à la grande faucheuse.

/// Au cimetière de l’est, entrée par le 16 rue du Ballon, Lille. /// Entrée gratuite.

Jeudi 2 novembre à 20h30 : Cabaret Macabre « Le Guichet des Trépassés ».

Vous êtes morts. Pas de panique, présentez vous au Guichet des Trépassés, cet étrange purgatoire où Anubis, Thanatos, La Faucheuse, et leurs collègues de l’Administration des Affaires Funèbres (A.A.F.) vous dirigeront vers l’au-delà. Conformément aux procédures d’admission des primo-arrivants, différents intervenants vous donneront un aperçu de ce qui vous attend. Vous terminerez cette soirée initiatique avec les musiciens mortels d’Ours Samplus (Trip-Hop) et de La Veuve clinquante.

/// Le Biplan, 19 rue Colbert à Lille. /// Tarif unique : 3€ /// Réservation souhaitable : www.lebiplan.org.

sac à mortVendredi 3 novembre : Expositions « Post Mortem » dès 17h :

Un bar, une galerie, un resto. Déplacez-vous d’un lieu à l’autre pour admirer les œuvres présentées. Les artistes y exposent un petit bout de leur mort… ou de celle des autres.

  • « Christ dévoté », Nicolas Grard présente une série de clichés pris au cimetière de Roubaix.

    /// Au bar « Le Ici », 10 rue Inkermann à Lille.

  • « La tête dans le sac », Modeste Richard et Myriam Mairey présenteront et confectionneront en direct une série de sacs mortels qui serviront de masques pour notre défilé macabre.

    /// Au restaurant « La Face B » jusque 22h, 60 rue d’Esquermes à Lille.

  • « Angles Morts… » jusque 20h30

    /// « Chromosome A », 35 rue des Postes à Lille.

Les entrées sont gratuites. Pour les boissons, demandez au bar.

Samedi 4 novembre : En Marche Funèbre !

La marche des zombies offrirait une « image dégradante » de la ville ? Tant mieux ! Car voilà ce qu’elle est profondément, peuplée des morts-vivants que nous sommes, aux vies mortifiées par le métro, le boulot et la chimio.

La fin de notre semaine macabre sonne le glas de nos envies de mort joyeuse. On vous donne rendez vous pour une Fête funèbre dans les urbaines abîmes d’un lieu mortel. Une fête dans laquelle nous défierons la mort à grands renforts de costumes, maquillages et faucheuse géante.

Zombies, lycanthropes, cadavres exquis ou simples carencés en vitamines D, errez à nos côtés !

/// Rendez-vous à 17 heures sur le « Belvédère » de la Friche Saint Sauveur, rue de Cambrai à Lille.

En marge du festival

Lundi 30 novembre de 19h à 21h :Petite histoire de l’embaumement en Europe au XIXe siècle.

Vous avez toujours voulu tout savoir sur les baumes et les rites funéraires ? Sur la façon dont on traite le corps humain au 19ème siècle ? Venez écouter Nicolas Delestre, un génial spécialiste de l’histoire de la préservation de la dépouille humaine ! Allons, ne soyez pas timide : on sait bien que vous avez quantité de questions à poser. Petite précision : aucune séance de thanatopraxie n’est prévue.

/// Librairie Meura, 25 rue de Valmy à Lille.

Pour tout renseignement : thanatosetanubis (arobaz] gmail.com

octobre 2nd, 2017 by admin

En janvier 2017, une étonnante nouvelle surgit brièvement du flot de l’information permanente. Les Siliconiens du Seasteading Institute et le gouvernement de la Polynésie française ont signé un accord pour coloniser les lagons de plateformes de survie high tech. Scientifiques et industriels, entrepreneurs et politiciens, les mêmes technocrates qui en 200 ans de « progrès » emballé ont ravagé la Terre, nous poussent maintenant à la migration vers une autre planète : la Mer. Ce qu’il en reste du moins, une fois qu’ils l’ont vidée de ses poissons et remplie de leurs déchets.
De l’eau à dessaler, des minerais, du pétrole, du vent, des courants pour faire tourner des myriades d’éoliennes et d’hydroliennes, des champs d’algues et des élevages piscicoles. Et enfin, un immense espace foncier – 70% de la surface planétaire – où construire des smart cities sur des polders et des plateformes marines. C’est à une nouvelle ruée vers l’or (« bleu »), que nous appellent aussi bien les richissimes libertariens du Seasteading Institute, que Jean-Luc Mélenchon, le chef de La France Insoumise et promoteur de la « planification écologique ».

Mais comment Tahiti, le paradis terrestre, s’est-il changé en bas-fond des enfers, en moins de 200 ans ? C’est ce que nous voyons dans « Paradis pourri. Smart islands en Polynésie », une enquête de Hors-Sol et Pièces et main d’œuvre (document ci-dessous.)

A lire au format pdf : paradis_pourri

Brochure à imprimer au format « Livret » : Paradis pourri_Brochure

Lire aussi :
- J’ai visité Smart City, par Tom 2.0
- Les vrais « fascistes » de notre temps – Le Corbusier et les architectes urbanistes
- Critique de la planification écologique

juillet 19th, 2017 by admin

Kurdistan : « Les projets d’aménagement sont la poursuite de la guerre par d’autres moyens »

Interview avec Ercan du mouvement écologiste mésopotamien

En mai 2016, des antinucléaires, des indépendantistes kurdes, des défenseurs de la forêt et des rivières, des mouvements de gauche publiaient une plateforme écologiste pour la Mésopotamie. En pleine guerre avec le gouvernement turc et les islamistes, ils étaient une centaine de délégations à se pencher sur les destructions écologiques causées par la “modernité capitaliste” et sa “mentalité étatiste”. Nous avons interviwé Ercan, membre de cette M.E.M. Cette interview a attiré notre attention sur trois aspects.

Security DamLe premier concerne les conséquences écologiques de la guerre, telle que la subissent les populations kurdes. Trop peu soulevées, des cas exemplaires parsèment pourtant la planète jusque notre région. 436 communes du Nord-Pas de Calais vivent aujourd’hui encore avec des restrictions d’eau du robinet à cause des perchlorates présents dans les sols et les eaux souterraines depuis les bombes au chlore de la guerre 14-18. L’agent orange qui sature les sols vietnamiens depuis le passage des bombardiers US continue d’engendrer des enfants difformes et de répandre ses cancers. Sans parler des retombées radioactives sur Hiroshima et Nagasaki.

Le deuxième point est le lien entre notre mode de développement et la question (néo)coloniale. Notre consommation de pétrole ici provoque des guerres et des occupations militaires là bas. Ce constat relève du bon sens, mais reste trop peu évoqué dans les cercles officiellement anti-impérialistes.

Enfin, les Kurdes font le lien entre développement industriel et diffusion d’une culture marchande, sapant ainsi les possibilités d’une pensée, et donc d’une vie, autonome.

HS : Pourquoi une plateforme spécifiquement écologiste au milieu d’un conflit militaire et civil ?

Ercan : La guerre est l’une des principales causes de destruction écologique. Depuis l’été 2015, l’Etat a bombardé presque toutes les montagnes et incendié plusieurs dizaines de milliers d’hectares. Sept villes ont été détruites depuis l’hiver dernier. La guerre s’abat non seulement sur les personnes, mais aussi sur leur environnement. Nous nous battons contre ces destructions écologiques – et ce dès maintenant, pas après la guerre.

L’existence d’un mouvement écologiste dans le Kurdistan nord (turc) est cruciale au sein d’un Kurdish Freedom Movment qui se veut lui-même “écologique, démocratique et libéré des inégalités sexuelles ». Les femmes kurdes sont actives depuis de nombreuses années dans le mouvement, mais les écologistes restent assez faibles en dépit de quelques grandes campagnes contre des barrages hydrauliques. Parallèlement aux politiques néolibérales du gouvernement turc, des milliers de projets dans les zones rurales et urbaines continuent de détruire et exploiter la nature. Le Mouvement écologiste mésopotamien (MEM) fait donc partie du Kurdish Freedom Movment, tout en ayant un statut spécifique.

Quelles campagnes menez-vous depuis votre déclaration du mois de mai ?

Nous luttons principalement contre les destructions causées par les barrages, les mines, les centrales à charbon, la fracturation des sols et les projets d’urbanisation. La lutte contre le barrage d’Ilisu sur le fleuve Tigre est l’une des plus importantes. Le chantier a débuté il y a 15 ans, mais nous continuons de nous y opposer. Nous avons manifestaté contre le barrage de Silvan promis à la fracturation. La fracturation hydraulique est un terrain que nous serons amenés à investir davantage à l’avenir. Aussi, il y a un fort mouvement contre une grande usine de charbon dans la province de Sirnak. Et comme la guerre est incessante dans le nord du Kurdistan, nous travaillons contre les destructions causées par elle.

Votre mouvement se trouve-t-il en contradiction avec d’autres mouvements de gauche, souvent basés sur le développement industriel ?

Notre mouvement regroupe de nombreux militants syndicaux travaillant dans le domaine de la fonction publique ; mais pas de travailleurs de l’industrie. Jusqu’à présent, nous n’avons eu aucune contradiction avec ces derniers tant le secteur industriel est faible dans le Kurdistan nord. Ou alors de façon très limitée avec des personnes qui travaillent justement sur ces projets destructeurs que nous combattons. Tant qu’aux organisations de gauche, elles soutiennent nos activités. Il y a quelques années, la plupart d’entre elles critiquaient déjà les projets d’aménagement.

Faites vous un lien entre l’affirmation du Kurdistan et la préservation de l’environnement ? Votre mouvement dépasse-t-il la seule question kurde ?

Oui et non. D’un côté, le gouvernement turc mène les mêmes politiques destructrices en dehors du Kurdistan-nord – comme vers la mer Noire par exemple. De l’autre, ces projets au Kurdistan s’accompagnent des pires violations des droits humains. Aussi, il faut compter ici sur des projets strictement militaires, comme les soi-disant « barrages de sécurité » de la frontière turco-irakienne. Uniques au monde, les « security dams » sont des barrages hydrauliques construits pour la seule raison militaire de sécuriser la frontière. Il y en a onze comme ceux-là en projet actuellement. Et puis, la guerre poursuit son œuvre destructrice avec ses incendies de forêt et ses bombardements. Alors nous avons une position anticapitaliste, et en même temps nous lions les nuisances perpétrées par l’État turc à l’affirmation kurde.

L’offensive turque est militaire. Prend-elle d’autres aspects, plus industriels, technologiques ou marchands ?

Plus de 2 500 personnes ont été arrêtées depuis l’été 2015, la police utilisant l’alibi de l’État islamique (E.I.) qui a lui-même perpétré plusieurs massacres contre les Kurdes et mouvements de gauche. La police est particulièrement brutale quand les gens descendent dans la rue. Ces deux phénomènes ajoutés à la destruction de plusieurs villes sèment la peur parmi la population, tant et si bien que de moins en moins de personnes se joignent aux manifestations.

La presse vit sous la terreur de l’État, la quasi-totalité de la presse libre a été interdite et plus de 100 journalistes sont aujourd’hui détenus. Des dizaines d’organisations civiles ont été fermées. 27 municipalités HDP [un parti de gauche solidaire des Kurdes] ont été mises sous tutelle. Or, les municipalités représentaient un petit espace démocratique. D’autres risquent d’être confisquées dans les prochaines semaines.1

De nombreuses activités économiques ont été sérieusement limitées au Kurdistan depuis le début de la guerre en 2015. Les coopératives récentes n’ont pas encore été attaquées, mais l’État veut « acheter » les populations déplacées des sept villes détruites en leur offrant un soutien financier. L’État veut plus que jamais abuser de la pauvreté du Kurdistan. Jusqu’à présent, il n’avait que peu de succès. Mais il continue d’attaquer les Kurdes sur tous les fronts.

Le conflit a pour cause l’appropriation des champs gaziers et pétroliers. Remettre en cause les bases industrielles et énergétiques de notre mode de vie vous semble-t-il un moyen de saper les bases du conflit, que ce soit avec la Turquie, les islamistes, le gouvernement syrien ou les nations impérialistes ?

Bien sûr, les guerres au Kurdistan ne se comprennent pas sans la grande quantité de pétrole et de gaz qui est exploitée par ses colonisateurs. Tant que la demande de pétrole et de gaz dans le monde restera élevée, les causes de l’oppression, des conflits et de la guerre dans et autour du Kurdistan resteront. Un changement global significatif du mode de vie vers moins de consommation d’énergie et de marchandises rendrait le monde plus pacifique : moins de pipelines, c’est moins d’interventions et de dépenses militaires, de guerres plus ou moins ouvertes, de coups d’état. Aussi, des organisations comme l’E.I. n’obtiendraient pas le soutien financier et militaire d’États comme la Turquie, le Qatar ou l’Arabie Saoudite. Seulement, un tel changement des modes de vie, d’alimentation, de logement, de loisirs, etc, n’est possible qu’avec un nouveau modèle politico-économique. Un retour à l’économie des années 70 est irréaliste, quand bien même il serait souhaitable.

Les islamistes (de Daech notamment) développent un discours “anticapitaliste” contre une société de consommation qui dévierait les croyants des préceptes religieux. Qu’en est-il en réalité ?

Regardez l’Iran ou les zones contrôlées par Daech. Tous promettent justice et égalité à ceux qui respectent les préceptes. Mais tous ces régimes antidémocratiques et fascistes ont rapidement créé une nouvelle société de classe (dans laquelle une partie de l’ancienne bourgeoisie garde ses positions). Nous ne nous leurrons par sur certains droits sociaux qui ne sont finalement que des éléments d’une économie sociale-démocrate, et rien de plus. Dans les régions de Daech, le nouveau riche c’est souvent l’« émir » de l’unité militaire locale. Et l’E.I. s’approprie les terres, les marchandises, les machines et l’argent par la violence. S’il en avait les moyens, l’État islamique ferait comme en Iran où l’industrie est directement soutenue par l’État sans plus de considérations écologiques. En fait ces régimes islamistes ne diffèrent pas des États capitalistes, ils peuvent simplement être comparés aux plus répressifs d’entre eux.

Dans votre déclaration, vous mentionnez la “trinité ville-classe-Etat” comme la cause d’une société à bout de souffle. Est-ce une remise en cause du mode de vie urbain ?

Depuis quelques années, nous critiquons l’urbanisation rapide due aux politiques néolibérales du gouvernement turc. Les villes ont grandi si vite que notre vie quotidienne a changé de façon spectaculaire. Or, la majorité de la population adhère à ce nouveau mode de vie, en achetant de nouveaux appartements, des voitures, des vêtements, etc. Dans les villes, quand la population perd son patrimoine culturel et agricole, le capitalisme s’accapare les esprits, le temps libre, l’alimentation, l’habitat. Ceux qui accèdent à la classe moyenne sont particulièrement touchés par ce phénomène, et une part importante des basses classes veut suivre cette voie.

Le patrimoine culturel et agricole de notre région est riche, mais de plus en plus remplacé par une nouvelle culture déterminée par le capitalisme. Le capitalisme turc a un intérêt particulier à assimiler la culture kurde, qui doit être conservée. Mais elle ne le sera pas par un retour aux traditions tant les bases matérielles ont changé, mais grâce à notre concept politique de « Confédéralisme démocratique ». Nous commençons à peine la bataille culturelle kurde pour une vie qui ne soit pas orientée vers le profit, la carrière, le patriarcat, la consommation et l’individualisme, mais bien plutôt vers la démocratie radicale, la libération des femmes, la solidarité et la vie communale.

Vous parlez de “communalisme”. Qu’est-ce à dire ?

Pour nous, l’unité politique principale de la société est la « commune ». Une commune se compose d’une ou plusieurs rues ou d’un village, et comprend entre quelques dizaines et quelques centaines de ménages. Dans ce cadre, nous mettons aussi les collectifs se regroupant autour d’intérêts, d’activités ou productions matérielles et immatérielles.

Les communes sont notre meilleur outil pour gagner notre autonomie politique, l’endroit des décisions qui affectent notre vie directement. Des communes fortes sont aussi le moyen pour le plus grand nombre de se réapproprier sa vie et la société en général. Ainsi, les groupes d’intérêt, les bureaucraties ou les classes supérieures auraient plus de peine à nous exploiter et nous réprimer.

Le communalisme kurde va au-delà des seules communes. Depuis un an, elles permettent de discuter de ce que serait une société plus largement organisée sur la base de la « démocratie radicale ». En particulier, les expériences du Rojava (Conseil populaire de l’Ouest du Kurdistan – MGRK) et du Kurdistan nord (Democratic Society Congress – DTK) sont intéressantes en ce qu’elles incluent la majorité de la société.

Vous parlez de dévastations culturelles et écologiques. Quel lien faites-vous entre les deux ?

Chaque destruction écologique est une destruction sociale et culturelle. Un barrage ou un site minier sont synonymes de destruction de rivières, de végétation, d’écosystèmes et du sol sur lequel vivent des gens qui doivent alors quitter leurs maisons. En Turquie (comme ailleurs dans ce monde) cela a pour résultat un appauvrissement et un arrachement à notre milieu de vie, notre identité et notre culture. Les gens brusquement et brutalement arrachés à la nature et à leur histoire perdent leur équilibre et basculent vers une vie asociale et atomisée. De tels arrachements nous expédient vers la consommation capitaliste et mettent en vrac des valeurs sociales qui se sont tissées patiemment au fil des siècles dans un environnement beaucoup plus en harmonie. Cet arrachement a débuté avec la guerre dans les années 90 quand 2,4 millions de personnes ont été déplacées de force par les militaires. Depuis 2002, les projets d’aménagement sont la poursuite de la guerre par d’autres moyens.

Est-il possible d’imaginer une solution pacifique au conflit kurde ? Quelles en seraient les conditions ?

Il est toujours possible de gagner la paix. Ce qui signifie certes un cessez-le-feu, mais aussi la reconnaissance de nos droits démocratiques et collectifs. Mais la balle est du côté de l’État turc et non des kurdes qui, eux, sont prêts à une paix juste. La lutte armée est un outil pour obliger l’État turc à cesser l’exploitation et la répression au Kurdistan. Les Kurdes sont conscients que les armes garantissent leur sécurité et ne les abandonneront qu’une fois nos droits fondamentaux reconnus. Peut-être qu’un troisième acteur (national ou international) pourrait jouer un rôle de médiation entre les deux parties.

Depuis l’été 2015, l’État turc a commencé son attaque la plus répressive contre le mouvement kurde, aussi bien dans le nord que dans le Kurdistan syrien. La résistance est forte. Tant que le gouvernement turc pense qu’il peut obtenir des succès avec sa terreur d’État, la guerre se poursuivra et aucune négociation ne sera possible. Notre époque est à la résistance et la solidarité internationale est cruciale. Une évolution du Kurdistan syrien, et de la Syrie en général, en faveur des révolutionnaires pourrait avoir un effet positif sur un nouveau processus de négociation.

Propos recueillis par Hors-sol, hiver 2017.

1Ce qui a été effectivement le cas entre la date de cet entretien et la publication, NDT.

juillet 7th, 2017 by admin

« Bons baisers des Hauts-de-France », c’est une série de 9 cartes postales touristiques réalisées par Modeste Richard avec le concours d’Hors-sol. Ces photos vous permettront de jeter un œil neuf sur des paysages régionaux trop bien connus et pourtant maltraités par :

les Offices du tourisme, gazettes de collectivités locales, directeurs de presse, chargés de mission « Patrimoine et Espaces verts », réalisateurs de films et séries télé, photographes de mariages, guides touristiques, et bien sûr éditeurs de cartes postales

devenus experts dans l’art du cadrage pour ne jamais avoir en arrière-plan

un site SEVESO, une bretelle d’autoroute, un super-tanker, une ruine industrielle, une cheminée d’usine, une ligne à Très Haute Tension, des éoliennes, des engins de chantier, une zone pavillonnaire ou commerciale, un panneau publicitaire, etc.

Bons baisers des Hauts-de-FranceIci, Vacances au grand air : le long de la digue du Braek à Dunkerque, Arcelor-Mittal rejette la moitié des particules fines du NPdC et 35 % de l’oxyde d’azote. Au menu également, dioxyde de carbone, dioxyde de soufre, plomb et insuffisances respiratoires.

Vous pouvez commander la série de cartes en envoyant un chèque de 12€ (frais de port compris) à l’ordre de « L’A.S.P.I. », 49 rue Daubenton, 59 100 Roubaix. Ou en vous rendant directement à ces adresses : http://hors-sol.herbesfolles.org/category/nous-trouver/

Bonnes vacances à celles et ceux qui restent dans la région cet été.

Hors-sol.