janvier 24th, 2020 at 12 h 17 min by admin

Notre époque est-elle tordue ? Le directeur du Théâtre du Nord réhabilite pendant quinze jours Valerie Solanas, l’auteure du manifeste transhumaniste, eugéniste et « féministe » SCUM Manifesto. Il met en scène La Faculté des rêves, le roman de Sara Stridsberg, membre du comité Nobel de littérature. Comment diable les plus hautes autorités culturelles parviennent à réhabiliter un Manifeste aussi indigne ? Par une entourloupe qui consiste à faire passer un délire criminel pour un féminisme d’avant-garde. Voilà ce que les spectateurs ne sauront pas en allant voir la dernière mise en scène de Christophe Rauck.

Une « icône féministe dans l’Amérique des années 60 », une « artiste sans concessions » qui « donna une voix à la colère des femmes », estime le metteur en scène Christophe Rauck, qui présente du 15 au 30 janvier La Faculté des rêves dans son Théâtre du Nord à Lille. « Des pensées gratte-ciel » et des « revendications belles et démentielles » pour Sara Stridsberg, auteure en 2011 d’une « fantaisie littéraire s’appuyant sur la vie et l’œuvre de l’Américaine ». « Une des voix les plus radicales du féminisme », selon France Culture, et même une « icône féministe radicale » selon La Voix du Nord. Notre époque réclamerait de réhabiliter la « chercheuse », l’« artiste » et la « révolutionnaire » que le patriarcat aurait passé sous silence. Problème : elle n’est rien de tout cela. Son « œuvre » tire plutôt vers la démence eugéniste, celles du siècle passé et de celui en cours.

L’article de Tomjo et Bénédicte Vidaillet est à lire ici : SCUM Manifesto au TDN

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