octobre 15th, 2017 by admin

Conf PMO_Lille_Liévin_BDHors-sol s’est associé à ClissXXI et L’Auberge espagnole pour vous proposer deux rencontres avec Pièces et main d’œuvre. Depuis Grenoble, voilà quinze ans que PMO enquête sur la déferlante technologique : nanotechnologies, biologie de synthèse, informatique et sciences cognitives, quatre domaines de recherche convergeant vers la création d’un Post-humain parfait, sur-puissant, « augmenté ».

Des bébés génétiquement sélectionnés à l’implantation d’implants cérébraux en passant par les technologies de surveillance (alias Technologies de l’information et la communication), un « néo-nazisme surgi des laboratoires » se fait jour. Du monde-machine à l’homme-machine, il s’approprie notre destinée biologique et contrôle nos comportements pour édifier ce qu’on doit appeler un « Techno-totalitarisme ».

Selon le cybernéticien Kevin Warwick, « ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » C’est pourquoi Pièces et main d’œuvre vient de publier un Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme (Service compris, 2017). Car il n’y a pas d’accommodement éthique possible avec ces ennemis de l’Humanité.

- Les Chimpanzés du futur contre le Transhumanisme, vendredi 10 novembre à 18h à l’Auberge espagnole, 58 rue Schumann à Mons-en-Baroeul (M° Mairie de Mons)

- De Linky au Monde-Machine le samedi 11 novembre à 10h au LAG, 23 rue Jean Jaurès à Liévin.

Les Chimpanzés du futur contre le Transhumanisme

Pièces et main d’oeuvre, 2017

Frères humains, sœurs humaines, vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse  menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels dont l’activisme impérieux et l’objectif affiché consistent à liquider  l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’automachination par ingénierie génétique et hybridation électro-mécanique. Vous avez entendu l’ultimatum cynique et provocant

de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles au pré. » Et encore, « ceux qui décideront de rester humains et  refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »

Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons à la résistance contre ce néo-nazisme surgi des laboratoires. Les animaux politiques qui écrivent à l’enseigne de Pièces et main d’œuvre combattent le transhumanisme depuis une quinzaine  d’années. Ils ont déjà publié nombre de livres sur des sujets voisins, Terreur et Possession, Aujourd’hui le Nanomonde, L’Industrie  de la contrainte, etc.

Pour commander le livre aux éditions Service compris, c’est ici.

octobre 15th, 2017 by admin

mineur petitHors-sol s’est associé à Nayra pour produire Morts à 100% : Post-scriptum, un film de Modeste Richard et TomJo (45 min). Comme son nom l’indique, ce documentaire fait suite à Morts à 100% de Jean Lefaux et Agnès Guérin, réalisé en 1980 (55 min). Ces deux documentaires seront regroupés sur un même DVD qui sortira le 28 octobre lors d’une projection de ces deux films au cinéma l’Univers à partir de 19h. Vous pouvez les commander pour 10 € + 2 € de frais de port.

Pour Hors-sol, ce film n’est pas que de l’histoire, mais une question posée à notre époque présente. Comme nous l’écrivons dans notre livret, (lisible ici : Présentation Morts à 100 pour 100_Post-scriptum) :

Après avoir souffert plus que quiconque des deux premières révolutions industrielles, notre région en aperçoit une troisième sans que l’on puisse, là encore, reprendre en main le cours de notre histoire. Morts à 100 % : Post-scriptum a donc la prétention de démystifier notre histoire industrielle régionale pour mieux se réapproprier notre présent : que produire, pour qui et pour quels besoins ? Car derrière notre développement technologique, il y a toujours des sacrifiés de la mine : en Chine pour le coltan, au Niger pour l’uranium, etc.

Vous pouvez commander notre DVD en nous renvoyant ce bon de commande : Bon de commande_Morts à 100 pour 100_Post-scriptum

Voici les deux films résumés :

MORTS À 100 % : Post-scriptum

En 2012, l’UNESCO élève le bassin minier Nord-Pas de Calais au rang de « Patrimoine mondial », saluant l’« œuvre conjuguée de l’homme et de la nature ». La mémoire des 40 000 morts de la silicose s’en trouve recouverte de représentations aseptisées confinant à la nostalgie. La mythologie minière connaît alors une seconde vie. Elle ne sert plus l’exploitation du travail des mineurs, mais celle de leur image, mise au profit du renouveau du bassin houiller.

Voilà ce dont témoignent les acteurs du Centre d’animation culturelle de Douai qui, dans les années 1980, écorchèrent la mythologie minière : les travailleurs du fond étaient-ils ces héros de la Grandeur industrielle française, ou les otages d’une fierté qui les poussa au sacrifice ?

Voici la bande-annonce : https://vimeo.com/246290740

MORTS À 100 %

Morts à 100 % tire le bilan d’une vie de travail et d’exploitation pour ceux qui, dans le bassin et ailleurs, ont cru au mythe du mineur héroïque au travail et dans la lutte. Ce mythe auquel ont largement contribué les partis politiques de gauche et les syndicats s’est effondré sans heurts dans la mort du bassin du Nord-Pas-de-Calais. Les mineurs se demandent comment ils ont pu contribuer à leur propre exploitation et à leur propre mort par silicose.

Vous pouvez visionner le film à cette adresse : https://www.dailymotion.com/video/xthqrj

octobre 10th, 2017 by admin

Du 28 octobre au 4 novembre à Lille

Marionnette de Myriam Mairey. Photo : Modeste Ricahrd.

Marionnette de Myriam Mairey. Photo : Modeste Richard.

La mort est partout, mais invisible. Au supermarché, dans un plat préparé. Entre les mailles d’une chemise venue du Bangladesh. À la sortie d’un pot d’échappement ou dans le clic d’une souris, la mort rôde. Pourtant, elle n’a jamais été aussi refoulée.

Dans les Danses macabres surgies en Europe au siècle de la Grande Peste, la mort se rappelle à toutes les classes sociales, la camarde s’annonçant toutes trompettes hurlantes aux oreilles des papes et des marchands. Aujourd’hui, elle chanterait aux oreilles des chefs d’État et chefs de rayons.

Mais nous sommes trop impatients pour n’obtenir l’égalité que dans la putréfaction des corps et de l’esprit. Les fauteurs de mort n’ont qu’à bien se tenir. Leur fête commence.

Samedi 28 Octobre à 20h00 : projection de « Morts à 100 % : post-scriptum »

45 min – Modeste Richard et TomJo – 2017.

En 2012, l’UNESCO élève le bassin minier Nord-Pas de Calais au rang de « Patrimoine mondial », saluant l’« œuvre conjuguée de l’homme et de la nature ». La mémoire des 40 000 morts de la silicose s’en trouve recouverte de représentations aseptisées confinant à la nostalgie. Le mythe de la Grandeur et de la Fierté minière connaît une seconde vie. Il ne sert plus l’exploitation du travail des mineurs, mais celle de leur image, mise au profit du renouveau économique du bassin houiller.

Séance suivie d’un échange avec les réalisateurs.

Le film sera précédé de Morts à 100 % de Jean Lefaux et Agnès Guérin (55 min, 1980) dès 19h.

/// Au Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. /// Entrée à prix libre.

Dimanche 29 octobre à 16h : Goûter-vernissage « Angles morts… »

La galerie « Chromosome A » présente les travaux mortels (dessins, sculptures, etc) de Élodie Wysocki, Emmanuelle Gailliez, Eve Servent et Samia Kachkachi. L’exposition restera ouverte tous les jours du 29/10 au 04/11 de 16h à 19h.

/// « Chromosome A », 35 rue des Postes à Lille.

Mardi 31 octobre à 19h30 : Soirée « Crève l’écran » :

La soirée débutera par une discussion libre autour de nos rapports à la mort aujourd’hui, qu’elle soit entretenue, refoulée ou organisée. La soirée se poursuivra par quelques salves d’images animées sur cette fatalité qui nous fait vivre. Des séquences courtes et des courts métrages. Des morts célèbres ou inconnues, refoulées ou planifiées, joyeuses ou macabres. Des pauses thé, bière ou quiches, on circule, on visionne et on papote.

Bernard Agnias profitera de la salle d’exposition pour présenter ses tranches de gallus domesticus, des poulets, quoi.

/// Au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. /// Entrée à prix libre.

Mercredi 1er novembre à 13h : Pique-nique « surprise mortelle » :

Autant le dire tout de suite, la surprise ne sera ni un concert de Grind ni une tempête de force six. Il ne s’agit pas de perturber les hommages aux défunts mais de les envisager différemment, de se rassembler pour célébrer joyeusement la mort à l’occasion d’une auberge espagnole. Peut être qu’on se racontera des histoires et qu’on fera un concours d’osselets. Une urne recueillera votre ultime question posée à la grande faucheuse.

/// Au cimetière de l’est, entrée par le 16 rue du Ballon, Lille. /// Entrée gratuite.

Jeudi 2 novembre à 20h30 : Cabaret Macabre « Le Guichet des Trépassés ».

Vous êtes morts. Pas de panique, présentez vous au Guichet des Trépassés, cet étrange purgatoire où Anubis, Thanatos, La Faucheuse, et leurs collègues de l’Administration des Affaires Funèbres (A.A.F.) vous dirigeront vers l’au-delà. Conformément aux procédures d’admission des primo-arrivants, différents intervenants vous donneront un aperçu de ce qui vous attend. Vous terminerez cette soirée initiatique avec les musiciens mortels d’Ours Samplus (Trip-Hop) et de La Veuve clinquante.

/// Le Biplan, 19 rue Colbert à Lille. /// Tarif unique : 3€ /// Réservation souhaitable : www.lebiplan.org.

sac à mortVendredi 3 novembre : Expositions « Post Mortem » dès 17h :

Un bar, une galerie, un resto. Déplacez-vous d’un lieu à l’autre pour admirer les œuvres présentées. Les artistes y exposent un petit bout de leur mort… ou de celle des autres.

  • « Christ dévoté », Nicolas Grard présente une série de clichés pris au cimetière de Roubaix.

    /// Au bar « Le Ici », 10 rue Inkermann à Lille.

  • « La tête dans le sac », Modeste Richard et Myriam Mairey présenteront et confectionneront en direct une série de sacs mortels qui serviront de masques pour notre défilé macabre.

    /// Au restaurant « La Face B » jusque 22h, 60 rue d’Esquermes à Lille.

  • « Angles Morts… » jusque 20h30

    /// « Chromosome A », 35 rue des Postes à Lille.

Les entrées sont gratuites. Pour les boissons, demandez au bar.

Samedi 4 novembre : En Marche Funèbre !

La marche des zombies offrirait une « image dégradante » de la ville ? Tant mieux ! Car voilà ce qu’elle est profondément, peuplée des morts-vivants que nous sommes, aux vies mortifiées par le métro, le boulot et la chimio.

La fin de notre semaine macabre sonne le glas de nos envies de mort joyeuse. On vous donne rendez vous pour une Fête funèbre dans les urbaines abîmes d’un lieu mortel. Une fête dans laquelle nous défierons la mort à grands renforts de costumes, maquillages et faucheuse géante.

Zombies, lycanthropes, cadavres exquis ou simples carencés en vitamines D, errez à nos côtés !

/// Rendez-vous à 17 heures sur le « Belvédère » de la Friche Saint Sauveur, rue de Cambrai à Lille.

En marge du festival

Lundi 30 novembre de 19h à 21h :Petite histoire de l’embaumement en Europe au XIXe siècle.

Vous avez toujours voulu tout savoir sur les baumes et les rites funéraires ? Sur la façon dont on traite le corps humain au 19ème siècle ? Venez écouter Nicolas Delestre, un génial spécialiste de l’histoire de la préservation de la dépouille humaine ! Allons, ne soyez pas timide : on sait bien que vous avez quantité de questions à poser. Petite précision : aucune séance de thanatopraxie n’est prévue.

/// Librairie Meura, 25 rue de Valmy à Lille.

Pour tout renseignement : thanatosetanubis (arobaz] gmail.com

octobre 2nd, 2017 by admin

En janvier 2017, une étonnante nouvelle surgit brièvement du flot de l’information permanente. Les Siliconiens du Seasteading Institute et le gouvernement de la Polynésie française ont signé un accord pour coloniser les lagons de plateformes de survie high tech. Scientifiques et industriels, entrepreneurs et politiciens, les mêmes technocrates qui en 200 ans de « progrès » emballé ont ravagé la Terre, nous poussent maintenant à la migration vers une autre planète : la Mer. Ce qu’il en reste du moins, une fois qu’ils l’ont vidée de ses poissons et remplie de leurs déchets.
De l’eau à dessaler, des minerais, du pétrole, du vent, des courants pour faire tourner des myriades d’éoliennes et d’hydroliennes, des champs d’algues et des élevages piscicoles. Et enfin, un immense espace foncier – 70% de la surface planétaire – où construire des smart cities sur des polders et des plateformes marines. C’est à une nouvelle ruée vers l’or (« bleu »), que nous appellent aussi bien les richissimes libertariens du Seasteading Institute, que Jean-Luc Mélenchon, le chef de La France Insoumise et promoteur de la « planification écologique ».

Mais comment Tahiti, le paradis terrestre, s’est-il changé en bas-fond des enfers, en moins de 200 ans ? C’est ce que nous voyons dans « Paradis pourri. Smart islands en Polynésie », une enquête de Hors-Sol et Pièces et main d’œuvre (document ci-dessous.)

A lire au format pdf : paradis_pourri

Brochure à imprimer au format « Livret » : Paradis pourri_Brochure

Lire aussi :
- J’ai visité Smart City, par Tom 2.0
- Les vrais « fascistes » de notre temps – Le Corbusier et les architectes urbanistes
- Critique de la planification écologique