juillet 21st, 2016 at 8 h 46 min by admin

La récente Conférence internationale sur le climat nous a rappelé combien la ville concentre un mode de développement prédateur. Elle ne s’étale que sur 2 % de la surface du globe et pourtant elle consomme les trois quarts de l’énergie produite, rejette 80% du CO2, et abrite la moitié de la population. Dans trente ans, la Chine aura construit entre 20 000 et 50 000 gratte-ciels, et le nombre de citadins aura doublé sur la planète. C’est pourquoi l’ONU vient de lancer sa World Urban Campaign : pour définir « L’avenir urbain que nous voulons ».1 Il ne s’agit pas de ralentir le phénomène urbain, qui mange pourtant en France l’équivalent d’un département tous les dix ans, mais de rationaliser technologiquement son expansion. « Longtemps considérées comme le  »problème », [les villes] commencent à imaginer des  »solutions » », espèrent Le Monde, la BNP, Bouygues et Michelin, accompagnant à leur manière la Conférence Climat. Ensemble, ils décerneront chaque année le prix de l’innovation « Smart cities » aux meilleures entreprises en « urban tech », « mobilité » ou « énergie ».2 En France, Nice fait figure de pilote.

La Smart city ou le parlement des choses est à lire ici : Parlement des choses

1Manifeste pour la ville, unhabitat.org. 2« Climat : les villes sont-elles la solution ? », Le Monde, 20 novembre 2015.

Vous pouvez retrouver cette contribution dans la revue Nature & Progrèsde cet été 2016 consacré à la critique « Du monde machine aux transhumains » avec :

- De la smart city à la smart planet – le parlement des choses (Tomjo)
- Vers une agriculture déshumanisée ? La robotisation destructrice de la culture paysanne (Jean-Louis Meurot)
- Du greenwashing chez les cyborgs – une post-humanité artificielle, au service d’une nature détruite (Antoine Costa)
- Co-évoluer avec la nature ou la reprogrammer ? (Guy Kastler)
- EGM : enfants génétiquement modifiés – reproduction artificielle et humanité à deux vitesses (Alexis Escudero)
- Réflexions autour du progrès – Nature et technologie : une cohabitation mouvementée (Clément Doedens)
- Transhumanisme et cannibalisme (Pièces et main d’œuvre)

On peut trouver la revue dans les magasins bio ou la commander (6 € 50) à :
Nature & Progrès, 13, bd Louis Blanc – 30100 Alès (Tél : 04 66 91 21 94).

Vous retrouverez aussi un texte de Pièces et main d’œuvre intitulé « Transhumanisme et cannibalisme » et dont voici l’introduction :

Un bon roman vaut mieux que de mauvais essais : pour saisir l’essence du transhumanisme sans vous perdre dans ses amphigouris, lisez Jack Barron et l’éternité, de Norman Spinrad, paru en 1969. Banalisé par les médias, les idéologues et les scientifiques, le transhumanisme n’est plus une abomination à combattre mais – au mieux- un phénomène à « réguler », comme la nucléarisation du monde ou la destruction de la nature. Ce projet d’anthropocide contamine les esprits parce qu’il dévale la plus grande pente où convergent les lignes de fond de l’ère techno-marchande : individualisme, consommation, anomie post-moderne, volonté de puissance, etc. On ne peut s’y opposer qu’en étant radicalement humain et à contre-courant des pesanteurs sociologiques (libérales-libertaires), qui nous tirent au plus bas niveau de l’espèce.

Bonnes lectures. Hors-sol.

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