décembre 10th, 2014 by admin

Rencontre avec la revue Jef Klak et le journal Hors-sol
L’Insoumise, le 20 décembre à partir de 16h.

AfficheKLAKinsoumise-201x300Cette présentation sera suivie d’une discussion autour du transhumanisme. Cette idéologie issue des laboratoires de recherche en nanotechnologies, neurotechnologies, informatique et biotechnologiques s’installe officiellement dans les medias et le paysage capitaliste.

Entre quête d’immortalité et hybridation avec la machine, sélection génétique et augmentation des capacités physiques et cognitives, une nouvelle domination se fait jour.

Voici le chapeau du texte portant sur les ressorts mythologiques du transhumanisme, extrait du numéro Marabout de la revue papier Jef Klak :

LE NAUGRAGE DE THÉSÉE
Techno-utopies et mythologies du transhumanisme

Par Mickaël Correia

Quand Google se met à investir dans l’immortalité et engage le champion du transhumanisme Ray Kurzweil à un poste clé de son organigramme, on peut se demander où la société californienne veut en venir. Quand l’Armée américaine investit des milliards dans l’augmentation biomécanique du corps humain et que des chantiers européens de grande envergure comme l’Humain Brain sont financés pour modéliser le cerveau humain et permettre une plus grande fusion entre biologique et informatique, on peut se demander où les États veulent en venir. Mais d’où ces idées viennent-elles ? Il faudrait aussi analyser les mythes fondateurs de cette course au cyborg dans laquelle se sont lancées les grandes puissances économiques et étatiques… Où l’on verrait ressurgir des idéologies et des mystiques qu’on pensait oubliées.

décembre 8th, 2014 by admin

Quelques semaines après la mort de Rémi Fraisse, René Riesel et Jacques Philipponneau, deux auteurs de l’Encyclopédie des nuisances, nous font parvenir la version originale de leur tribune parue dans Le Monde du 5 décembre 2014. Face aux montages policiers et médiatiques qui font endosser la responsabilité d’un mort aux « casseurs », ils rappellent que c’est bien le désastre « économico-industriel » qui accouche de cette jeunesse révoltée :

« Cette jeunesse qu’on disait si intégrée à l’ordre marchand et à sa survie dématérialisée, dressée à se vendre au plus offrant, à se détacher de toute solidarité, à se reconnaître dans la monade solitaire de l’utopie capitaliste, commence à comprendre dialectiquement qu’elle n’aura pas sa place au festin de l’abondance factice, qu’il n’y aura plus vraiment de festin et qu’il était de surcroît immangeable [...]. »

L’entièreté de ce texte se trouve ici : AU DESSUS DU VOLCAN