janvier 21st, 2014 at 14 h 47 min by admin

Manuel Valls s’est félicité de la Loi de programmation militaire : la géolocalisation des Français par leur téléphone ou par balises GPS posées sur leurs véhicules serait un équilibre entre « liberté et sécurité ». Comme le fichier ADN ou celui des empreintes digitales, le plan Vigipirate ou les mesures de prévention d’accidents industriels, la carte d’identité ou le dossier médical informatisé. Cette inflation de mesures de contrôle et de fichage depuis le fichier SAFARI en 1974 ne serait pas possible sans que, de la CNIL au Sénat, on ne nous baratine que la sécurité est la première des libertés.

Mais l’intérêt des mesures de sécurité cybernétique va plus loin que nos libertés. Ce matin, le Général d’armée et fondateur du FIC Marc Wattin-Augouard assurait qu’elles sont aussi un « élément essentiel de la compétitivité économique du territoire ». Il en va de nos emplois et de leurs profits que les secrets scientifiques ne soient pillés par la concurrence. Ou que les e-consommateurs achètent leur camelote sur Internet. Et puis, la « cybersécurité » n’est-elle pas en elle-même une filière soutenue par le Plan Montebourg pour une « nouvelle France industrielle » ?

Plus de flics, plus de fichiers, plus de contrôle, c’est donc plus de liberté, plus d’emplois, plus de bonheur. Au Forum International de la Cybersécurité, « la guerre c’est la paix ».

Si tout ça vous laisse comme un arrière-goût de société totalitaire, venez aujourd’hui à 18h sur la Grand’Place de Lille pour un rassemblement contre ce forum de l’armement cybernétique.

Hors-sol.

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