juin 26th, 2012 at 22 h 30 min by admin

Retour sur une catastrophe participative

Jusqu’alors réputée pour ses prétentions « événementielles » – on songe ici à l’opération culturelle « Lille 2004», vite surpassée dans la pompe par « Lille 3000 » -, la ville de Lille s’est illustrée le 4 décembre 2009 dans un tout autre domaine : la  préparation de la population au post-accidentel nucléaire. Inspiré par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) mais organisé localement par Environnement Développement Alternatif (EDA), une association écologiste fédérée du Réseau « Sortir du nucléaire », ce colloque « citoyen » se devait de présenter les habits neufs de la gestion du risque à la française : exploitant (EDF), experts officiels (ASN, IRSN, CEPN), élus locaux, contre-experts associatifs (ACRO, GSIEN, Amis de la Terre, etc.) allaient enfin dialoguer publiquement dans la « transparence ».

J’ai déjà évoqué dans Le Sens du vent cet épisode singulier. S’il n’est pas inutile d’y revenir ici, c’est d’abord parce qu’une demi-douzaine de camarades de la Coordination contre la société nucléaire, réunis pour l’occasion sous l’étendard d’un « Conseil des ennemis de l’atome », se sont efforcés de troubler quelque peu la sérénité de cette représentation ; c’est aussi parce que les « actes » du colloque sont parus depuis sur Internet : restituant à très gros traits des contributions elles-mêmes hésitantes et farcies de langue de bois, ces actes ne feront pas l’objet d’un examen détaillé ; ils viendront seulement compléter ce que nous avons vu ce jour-là. [...]

Par Arnaud Michon

Le texte dans son intégralité : Tchernolille

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