juin 28th, 2012 by admin

Les 7,  8 et 9  juillet 2012 au Grand Café français, 13 boulevard Gambetta, 07200 Aubenas

Installé à Roubaix, Pire Fiction se présente comme un groupe de création artistique et littéraire qui pense à l’encontre de toutes les dévastations culturelles de son temps. Des graveurs, des auteurs élaborent ensemble des réalisations personnelles ou collectives, et fabriquent eux-mêmes des livres dont la couverture est gravée, forme inspirée des cordels brésiliens.

Samedi 7 juillet :
De 14 h à 18h : Toute l’après-midi, tirage manuel d’estampes (gravure sur bois), et performance de gravure d’un grand bois.
18h : Présentation du groupe Pire Fiction et Lectures de textes de la collection par les membres de Pire Fiction.
Performance d’Alexis Trousset et de V-ZO

Dimanche 8 juillet :
14h : Impression d’une gravure sur bois de très grand format « au foulage et à la cuiller » et accrochage du tirage réalisé dans l’après-midi + lecture de textes sélectionnés par chaque membre de Pire Fiction et Maxime Forcioli. Interventions ponctuelles dans la soirée

Lundi 9 juillet dans l’après midi :
Pire Fiction pense à l’encontre de toutes les dévastations culturelles de son temps

Lecture de la déclaration sur l’estampe publiée par Louis-Charles Fumery, se situant dans le contexte de la publication d’un « Manifeste de l’estampe » par les Ateliers d’Édition populaire de Lille ; suivie d’une discussion-débat sur la portée de l’estampe dans l’art contemporain.

Présentation par Maxime Richard du projet d’extension du Musée de La Piscine à Roubaix consacré au sculpteur Henri Bouchard, un artiste actifdans la politique collaborationniste vychiste. Discussion-débat.

Présentation de L’Enfer Vert, ce que nous réservent les écolo-technocrates à partir du cas Lille Métropole, par Tomjo.

Menbres du groupe présent à Aubenas  Louis-Charles Fumery, Alexis Trousset, Sibylle Lerouge, Tomjo, Myriam Mairey, V-ZO, Maxime Ricahrd, Yann Legrand, Benben


Evènement soutenu par l’association « Chez Rita » et la Librairie Coopérativedes Artistes à Roubaix ; sites : www.chezrita.fr et pirefiction.fr

juin 26th, 2012 by admin

Retour sur une catastrophe participative

Jusqu’alors réputée pour ses prétentions « événementielles » – on songe ici à l’opération culturelle « Lille 2004», vite surpassée dans la pompe par « Lille 3000 » -, la ville de Lille s’est illustrée le 4 décembre 2009 dans un tout autre domaine : la  préparation de la population au post-accidentel nucléaire. Inspiré par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) mais organisé localement par Environnement Développement Alternatif (EDA), une association écologiste fédérée du Réseau « Sortir du nucléaire », ce colloque « citoyen » se devait de présenter les habits neufs de la gestion du risque à la française : exploitant (EDF), experts officiels (ASN, IRSN, CEPN), élus locaux, contre-experts associatifs (ACRO, GSIEN, Amis de la Terre, etc.) allaient enfin dialoguer publiquement dans la « transparence ».

J’ai déjà évoqué dans Le Sens du vent cet épisode singulier. S’il n’est pas inutile d’y revenir ici, c’est d’abord parce qu’une demi-douzaine de camarades de la Coordination contre la société nucléaire, réunis pour l’occasion sous l’étendard d’un « Conseil des ennemis de l’atome », se sont efforcés de troubler quelque peu la sérénité de cette représentation ; c’est aussi parce que les « actes » du colloque sont parus depuis sur Internet : restituant à très gros traits des contributions elles-mêmes hésitantes et farcies de langue de bois, ces actes ne feront pas l’objet d’un examen détaillé ; ils viendront seulement compléter ce que nous avons vu ce jour-là. [...]

Par Arnaud Michon

Le texte dans son intégralité : Tchernolille

juin 4th, 2012 by admin

De la contribution du mal industriel à la richesse du pays

Par un natif d’Amiens, chef-lieu de la Somme.

Des esprits malavisés, gâcheurs d’encre et de papier, gens de plume et de rêveries, ennemis de la Classe ouvrière, s’en prennent depuis des décennies à l’endémie du cancer, due pour l’essentiel, suivant les épidémiologistes, à l’expansion de l’industrie depuis la Première Guerre mondiale, dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les parts du pays. Voyez Dominique Belpomme (Ces maladies créées par l’homme, Albin Michel, 2004), Barbier/Farrachi (La Société cancérigène, La Martinière, 2004), et tous les autres. Ces dénigreurs montent en épingle la mortalité du cancer qui touche un Français sur deux et une Française sur trois, sans compter la pléthore des rescapés plus ou moins provisoires. Il serait trop facile de leur dire que si la Nature n’avait pas voulu que l’on meure du cancer, elle n’eut pas placé cette faculté – parmi tant d’autres – chez les mortels. Faculté activable à loisir par n’importe quel agent industriel ou une combinaison de ces agents. Tant que les hommes meurent – c’est leur nature, leur programme génétique -, peu importe de quoi. Il faut bien mourir de quelque chose. L’admirable est de voir comment la providence marchande fait un bien économique d’un mal sanitaire (…)

tomjo, le 4 avril 2012

Le texte intégral ici : Cancer_picard

Le texte en format brochure : Cancer picard_brochure

juin 1st, 2012 by admin

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Les critiques après-coup ne valent rien ; ou alors il faut faire de l’histoire. On peut demander : à quoi auraient servi les critiques contre le nucléaire civil et militaire, en mai 1939, quand Irène et Frédéric Joliot-Curie déposaient leur brevet sur les « Perfectionnements aux charges explosives » – c’est-à-dire la bombe atomique ? A rien, sans doute, mais on ne le saura jamais, puisque cette critique n’eut pas lieu en « temps réel » comme dit le sous-langage contemporain.

Que le pire nous soit promis et inévitable, soit. Mais faisons en sorte de ne pas le mériter par notre silence ou notre incurie. Grâce au livre de Frédéric Gaillard, « Le soleil en face – Rapport sur les calamités de l’industrie solaire et des prétendues énergies alternatives », nos lecteurs au moins ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Depuis le « choc pétrolier » de 1973, et plus encore depuis les catastrophes de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), les énergumènes qui nous gouvernent sont à la recherche d’« énergies alternatives » : géothermie, biomasse, éolien, hydrogène, etc. Mais le véritable Graal de cette quête d’un combustible inépuisable et à vil prix reste l’énergie solaire qui, sauf imprévu, nous alimente pour encore 4,5 milliards d’années.

L’énergie, c’est le « power » dit l’anglais qui confond les deux notions dans le même mot. Sur toute la planète, dans tous ses laboratoires, le complexe scientifico-industriel s’est lancé dans une course éperdue aux technologies solaires les plus puissantes, les plus rentables, les plus complexes, les plus centralisées, les plus destructrices. En France, c’est le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-EA) qui mène cette course avec ses rejetons et partenaires. Et voilà comment les pillards de pétrole et d’uranium fossiles s’accaparent maintenant le soleil. C’est dire que les rêves d’énergie solaire artisanale et individuelle, à la mode de L’an 01 et des premiers numéros de La gueule ouverte sont déjà cuits. Le soleil ne brillera pas pour tout le monde.

Après les sacrifiés à l’idole nucléaire voici ceux du nouveau culte solaire : expropriés des « terres rares », des terres agricoles, des steppes et déserts réquisitionnés pour les centrales solaires, victimes des ravages environnementaux – chimiques notamment -, de cette nouvelle industrie. Les cobayes du laboratoire planétaire, eux, devront toujours leur énergie à une techno-caste spécialisée et toute-puissante.

« Ce livre entend critiquer l’industrie solaire pour ce qu’elle sera : une avancée stratégique de l’électrification du monde. Un apport décisif à la réquisition de nos vies par l’économie. Loin de l’utopie d’une énergie « propre », produite localement avec un peu de sable comme matière première, cette énième prolifération high tech ouvre un nouveau cycle de centralisation industrielle et politique, apportant son cortège de calamités, de molécules innovantes, d’investissements lourds, de procédés polluants, de spéculations et de pillage. »

Frédéric Gaillard est un semi-urbain trentenaire qui peine toujours à trier ses déchets depuis son dernier ouvrage, en collaboration avec Pièces et main d’œuvre : L’Industrie de la contrainte (L’Echappée, 2011)

Editions L’Echappée, 2012

157 p., 11 €.