mars 26th, 2012 at 9 h 31 min by admin

A l’avant-garde de l’industrie policière-marchande de pointe, la « métropole intelligente » Nice-Côte d’Azur est à ce jour l’unique lauréate française du « challenge Smarter cities » de l’International Business Machines (IBM), bénéficiant ainsi d’une expertise en « planification stratégique », gestion du capital humain et technologies asservissantes pour une optimisation durable de l’administration totale.

La technopole pilotée par le benêt motodidacte C. Estrosi et le trop zélé E. Ciotti se veut exemplaire et paradigmatique du monde de demain, elle dispose en ce sens de la première police municipale de France en arme, en fric comme en effectif en parallèle d’un plan d’urbanisme éco-sécuritaire et touristique pratiquant la table rase pour réaménager la ville de façon plus lisible à la vidéosurveillance (1 pour 553 habitants à ce jour) et à son centre de supervision auscultant de manière autonome la population via un progiciel là aussi « intelligent ».

La zone expérimentale qui n’avait jusqu’alors observé aucune sorte de réaction chimique ou autre de la part de la population devant les essais de sa techno-police vient de découvrir un phénomène anormal :

Le 26 février 2012, en pleine mascarade électorale et en marge de l’industrie touristique lourde du carnaval spectaculaire officiel et de son « Comité des fêtes » historiquement contre-révolutionnaire s’est produit un carnaval au sens propre joignant la fête à la critique sociale. Trois cent personnes réunies parfois en famille pour de traditionnels jets de farine et d’œufs parmis des chars évoquant la précarité de tout ou l‘« IBM-Roi du laboratoire » touristique et sécuritaire prêt à brûler, déambulaient vaillamment dans les rues de la prison marchande à ciel (d’azur) ouvert. Au cours des réjouissances un « paysan » selon les festoyants, un « berger » selon la police, barbouilla de peinture une des caméras de la ville sous le nez des paiàssou en uniforme, exaltant le charivari et semant la panique dans les algorithmes de la supervision répressive. Si le geste était symbolique, la réaction le fut également.

Alors que le défilé poursuivait joyeusement son vacarme la répression des forces de l’ordre et de la « tranquillité public » fut féroce, dépêchant par géolocalisation ses innombrables troupes sur les lieux pour l’interpellation du dit berger. Plus de 80 CRS et plus d’une quinzaine de véhicules dont un bus, tous étaient au rendez-vous pour en découdre avec Carnaval. La répression fut violente, des enfants furent gazés, 8 personnes brutalement interpellées, et beaucoup en sortirent, sinon blessées, traumatisées.

Le lendemain, la quasi-unique presse locale (Nice-Matin), purement idéologique et absente lors des faits, révéla au final qu’aucun journaliste ne composait sa rédaction ne comptant pour ainsi dire que des policiers. (http://www.nicematin.com/article/de… )

Les «  inculpés  » passeront en jugement les 19 avril et 11 septembre prochains pour dégradations de biens publics, rébellions, outrages et violences envers personnes dépositaires de l’autorité publique selon les cas.

Contre la violence policière, pour l’existence d’un authentique Carnaval populaire et de manière générale contre le développement de la Technopole, réunions et manifestations sont à prévoir ! >>http://ratapinhata.legtux.org/

Nice est une scène de la vie future déjà présente, ne la laissons pas se propager .

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