mars 12th, 2012 at 22 h 02 min by admin

Si, à Lille comme ailleurs, nous nous opposons à la technologie RFID et ses applications dans les transports, la grande distribution ou comme « Carte de vie quotidienne », c’est que nous refusons tous les moyens d’identification, de fichage et de gestion par un pouvoir centralisé. Le Mouvement pour l’abolition de la carte d’identité rappelle ici l’objet du recensement et des statistiques – cette science de l’Etat – dans l’administration de nos vies.

En 2007, nous relevions dans un manifeste pour l’abolition de la carte d’identité, l’existence d’ « une opposition fragmentée et parcellaire aux pièces d’identité biométriques et électroniques, au fichage ADN, à la biométrie, aux RFID, à la vidéosurveillance, et récemment aux tests génétiques prévus par la loi sur l’immigration, ainsi qu’à l’interconnexion des données administratives ». « Rien ne sert de combattre ces nouveaux modes de contrôle – informatiques, biométriques, génétiques, disions-nous, si l’on n’en finit pas avec les registres et pièces d’identité imposés voici 500 ans par l’Etat, et qui en constituent le modèle et la matrice. »

Un lustre plus tard, alors que dans le brouhaha d’une campagne électorale pour la direction de ce même Etat, le parlement vient d’adopter une nouvelle carte d’identité biométrique numérique, avec deux puces RFID, et la mise en place d’un registre national des informations contenues dans cette carte – soit le fichier biométrique de 45 millions de Français – nous persistons de plus belle.

Dans ce nouveau texte « Contre le recensement », nous appelons au boycott, au sabotage et à l’abolition des collectes de données, afin d’extirper à la racine l’emprise étatico-technologique.

Mouvement pour l’abolition de la carte d’identité

Le texte intégral, ici : contre_le_recensement

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