mars 26th, 2012 by admin

A l’avant-garde de l’industrie policière-marchande de pointe, la « métropole intelligente » Nice-Côte d’Azur est à ce jour l’unique lauréate française du « challenge Smarter cities » de l’International Business Machines (IBM), bénéficiant ainsi d’une expertise en « planification stratégique », gestion du capital humain et technologies asservissantes pour une optimisation durable de l’administration totale.

La technopole pilotée par le benêt motodidacte C. Estrosi et le trop zélé E. Ciotti se veut exemplaire et paradigmatique du monde de demain, elle dispose en ce sens de la première police municipale de France en arme, en fric comme en effectif en parallèle d’un plan d’urbanisme éco-sécuritaire et touristique pratiquant la table rase pour réaménager la ville de façon plus lisible à la vidéosurveillance (1 pour 553 habitants à ce jour) et à son centre de supervision auscultant de manière autonome la population via un progiciel là aussi « intelligent ».

La zone expérimentale qui n’avait jusqu’alors observé aucune sorte de réaction chimique ou autre de la part de la population devant les essais de sa techno-police vient de découvrir un phénomène anormal :

Le 26 février 2012, en pleine mascarade électorale et en marge de l’industrie touristique lourde du carnaval spectaculaire officiel et de son « Comité des fêtes » historiquement contre-révolutionnaire s’est produit un carnaval au sens propre joignant la fête à la critique sociale. Trois cent personnes réunies parfois en famille pour de traditionnels jets de farine et d’œufs parmis des chars évoquant la précarité de tout ou l‘« IBM-Roi du laboratoire » touristique et sécuritaire prêt à brûler, déambulaient vaillamment dans les rues de la prison marchande à ciel (d’azur) ouvert. Au cours des réjouissances un « paysan » selon les festoyants, un « berger » selon la police, barbouilla de peinture une des caméras de la ville sous le nez des paiàssou en uniforme, exaltant le charivari et semant la panique dans les algorithmes de la supervision répressive. Si le geste était symbolique, la réaction le fut également.

Alors que le défilé poursuivait joyeusement son vacarme la répression des forces de l’ordre et de la « tranquillité public » fut féroce, dépêchant par géolocalisation ses innombrables troupes sur les lieux pour l’interpellation du dit berger. Plus de 80 CRS et plus d’une quinzaine de véhicules dont un bus, tous étaient au rendez-vous pour en découdre avec Carnaval. La répression fut violente, des enfants furent gazés, 8 personnes brutalement interpellées, et beaucoup en sortirent, sinon blessées, traumatisées.

Le lendemain, la quasi-unique presse locale (Nice-Matin), purement idéologique et absente lors des faits, révéla au final qu’aucun journaliste ne composait sa rédaction ne comptant pour ainsi dire que des policiers. (http://www.nicematin.com/article/de… )

Les «  inculpés  » passeront en jugement les 19 avril et 11 septembre prochains pour dégradations de biens publics, rébellions, outrages et violences envers personnes dépositaires de l’autorité publique selon les cas.

Contre la violence policière, pour l’existence d’un authentique Carnaval populaire et de manière générale contre le développement de la Technopole, réunions et manifestations sont à prévoir ! >>http://ratapinhata.legtux.org/

Nice est une scène de la vie future déjà présente, ne la laissons pas se propager .

mars 14th, 2012 by admin

Au prétexte de sauver la planète et les générations futures des nuisances provoquées par le développement industriel (perte de « biodiversité », destruction du « lien social », pollutions, dérèglement climatique, épidémies, etc.) une nouvelle caste de gestionnaires a fait son apparition depuis une quarantaine d’années. Les écologistes.

Leur méthode ? Établir une comptabilité précise des stocks et des flux d’ « humains », de « non humains » et de leurs marchandises pour en assurer la rationalisation verte et planifier leurs comportements. C’est ainsi que se développent les moyens d’identification, de contrôle et de surveillance tels que la « vidéo-sécurité », la biométrie, les GPS ou les puces RFID. Et cette rationalisation du « vivre-ensemble » n’est pas sans entrouvrir de nouvelles perspectives commerciales.

Quand ils ne sont pas directement responsables de la fuite en avant techno-industrielle, ils savent reverdir tous ces projets pour les rendre acceptables. Ainsi en est-il du prochain forum écologique et social de la Zone de l’Union à Roubaix ; des logements sociaux HQE aux abords d’Euratechnologies ou du développement des transports prétendus « doux ».

Sur le territoire de Lille Métropole comme ailleurs, ces écolo-technocrates ont désormais les compétences et les budgets nécessaires pour mettre en œuvre ce qu’ils ont encore l’audace d’appeler leurs « utopies ».

Pour en discuter, nous vous invitons

le jeudi 5 avril 2012 dès 19h30

au Café Citoyen, place du Vieux marché aux chevaux à Lille

La discussion sera introduite par tomjo, rédacteur du livre L’Enfer Vert – Projet pavé de bonnes intentions, Éditions Badaboum, 2012.

mars 12th, 2012 by admin

Si, à Lille comme ailleurs, nous nous opposons à la technologie RFID et ses applications dans les transports, la grande distribution ou comme « Carte de vie quotidienne », c’est que nous refusons tous les moyens d’identification, de fichage et de gestion par un pouvoir centralisé. Le Mouvement pour l’abolition de la carte d’identité rappelle ici l’objet du recensement et des statistiques – cette science de l’Etat – dans l’administration de nos vies.

En 2007, nous relevions dans un manifeste pour l’abolition de la carte d’identité, l’existence d’ « une opposition fragmentée et parcellaire aux pièces d’identité biométriques et électroniques, au fichage ADN, à la biométrie, aux RFID, à la vidéosurveillance, et récemment aux tests génétiques prévus par la loi sur l’immigration, ainsi qu’à l’interconnexion des données administratives ». « Rien ne sert de combattre ces nouveaux modes de contrôle – informatiques, biométriques, génétiques, disions-nous, si l’on n’en finit pas avec les registres et pièces d’identité imposés voici 500 ans par l’Etat, et qui en constituent le modèle et la matrice. »

Un lustre plus tard, alors que dans le brouhaha d’une campagne électorale pour la direction de ce même Etat, le parlement vient d’adopter une nouvelle carte d’identité biométrique numérique, avec deux puces RFID, et la mise en place d’un registre national des informations contenues dans cette carte – soit le fichier biométrique de 45 millions de Français – nous persistons de plus belle.

Dans ce nouveau texte « Contre le recensement », nous appelons au boycott, au sabotage et à l’abolition des collectes de données, afin d’extirper à la racine l’emprise étatico-technologique.

Mouvement pour l’abolition de la carte d’identité

Le texte intégral, ici : contre_le_recensement

mars 7th, 2012 by admin

Le mercredi 28 mars 2012 dès 19h45

Au CICP, 21 ter rue Voltaire, Pars XIe, M° Rue des boulets / Nation

Avec :

Tomjo, auteur de « L’Enfer Vert. Un projet pavé de bonnes intentions » (Editions Badaboum, 2012) Ce livre explique comment les Verts sont à l’avant-garde de la technocratie, toutes tendances confondues, pour imposer de nouvelles infrastructures adaptées au trafic de masse et de marchandises – train, canal, gares et quartiers d’affaires -, pour détruire les derniers lambeaux de nature, pour fortifier la liaison recherche-pouvoir-indutrie (textile) nécessaire à la croissance.


Jean-Luc Porquet, auteur de « Jacques Ellul. L’homme qui avait (presque) tout prévu » (Le Cherche midi, 2012)
Persuadé que la technique mène le monde (bien plus que le politique et l’économique), Jacques Ellul a passé sa vie à analyser les mutations qu’elle provoque dans nos sociétés, et la tyrannie qu’elle exerce sur nos vies. Dans cet ouvrage, Jean-Luc Porquet expose vingt idées fortes d’Ellul et les illustre par des sujets d’actualité : nucléaire, nanotechnologies, OGM, livre numérique…