décembre 20th, 2011 by admin

Le projet d’instaurer une nouvelle carte d’identité est débattue ce 13 décembre à l’Assemblée nationale. Elle sera biométrique et équipée de puces électroniques, qui pourraient permettre de tracer le comportement de chaque citoyen. La création d’un fichier centralisé, croisant toutes les données et ouvrant la possibilité à la reconnaissance faciale, est également défendue par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Une atteinte sans précédent aux libertés publiques, et un lucratif marché offert aux entreprises du secteur.

« Une carte d’identité, ce n’est pas un moyen de paiement ! Cette confusion des genres est intolérable ». Jean-Claude Vitran, de la Ligue des droits de l’homme (LDH), est très remonté contre le projet de nouvelle carte d’identité biométrique. « Nous nous battrons jusqu’au bout, avec un recours auprès du Conseil d’État, et auprès de la Cour européenne des droits de l’homme », prévient-il. Le 13 décembre, l’Assemblée nationale examine en deuxième lecture la proposition de loi concernant la création de la nouvelle carte d’identité biométrique, qui sera délivrée en France à partir de 2012. Pourquoi tant d’inquiétudes ? Cette carte contiendra une puce « régalienne », avec les données d’identité et les données biométriques (état civil, adresse, taille et couleur des yeux, empreintes digitales, photographie). Et une puce optionnelle, « commerciale », permettant de réaliser des signatures électroniques sur Internet, grâce à un petit boîtier relié à un ordinateur.

Suivre les citoyens à la trace ?

Une option qui présente de nombreux risques, souligne la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) [1]. De telles fonctions électroniques appellent « des garanties particulières » car, mal utilisées, elles pourraient permettre de suivre le comportement des citoyens, ce qu’ils achètent, là où ils voyagent. Avec la possibilité d’exploiter des informations sur les transactions privées effectuées.

Un risque mis en avant par le socialiste Serge Blisko, lors du passage de la loi devant l’Assemblée nationale en juillet dernier : « Mettre les deux puces – régalienne et commerciale – sur la carte d’identité comporte un danger plus grave : celui de rendre possible un traçage des individus, dont nous avons un aperçu avec le passe Navigo. La RATP peut suivre tous les déplacements d’un voyageur muni d’un tel titre de transport, et elle peut communiquer ces informations à la police ou à un juge d’instruction sur réquisition judiciaire. » Le député craint un tel traçage sur Internet, cette deuxième puce étant gérée par le ministère de l’Intérieur… « Avez-vous besoin, en qualité de ministre de l’Intérieur, de connaître les habitudes d’achat et de consommation ou les allées et venues de millions de citoyens ? Nous sommes là dans un monde tel que décrit par Orwell dans 1984 », dénonce Serge Blisko. Réponse de Christian Vanneste, député UMP : « Cela n’a rien à voir avec Orwell ! L’informatique n’existait pas à l’époque ! »

Un fichage généralisé « disproportionné »

Justement, l’informatique ouvre de nouvelles perspectives ! Celle d’un fichage biométrique généralisé et centralisé de 45 millions de Français de plus de 15 ans. Objectif affiché de la nouvelle carte d’identité biométrique : lutter contre l’usurpation d’identité. Le problème concernerait chaque année 13 900 personnes, selon l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale. On est bien loin du chiffre de 200 000 cas, contre lesquels l’État entend lutter par ce dispositif, comme le rappelle le rapport présenté au Sénat. La nouvelle carte biométrique permettra donc d’alimenter un « fichier des gens honnêtes », selon l’expression de François Pillet, sénateur UMP et rapporteur de la proposition de loi. Les données seront fusionnées dans une base centralisée commune avec celles des passeports biométriques – TES, pour Titres électroniques sécurisés. « La proportionnalité de la conservation sous forme centralisée des données biométriques, au regard de l’objectif légitime de lutte contre la fraude documentaire, n’est pas à ce jour démontrée », écrit la Cnil.

Lors de la première lecture de la proposition de loi, en 2010, le Sénat avait défendu l’option d’un « lien faible » entre données biométriques et ficher centralisé. Ce « lien faible » permettrait de vérifier, à partir de données biométriques, qu’une personne est bien recensée dans le fichier, que la photo ou les empreintes digitales correspondent mais sans donner l’identité de cette personne, avec toutes les informations qui l’accompagnent [2]. Ce qui permet d’identifier 99,9 % des cas d’usurpation d’identité, sans trop attenter à la vie privée des citoyens. Au contraire, un « lien fort » rend possible l’identification d’une personne, à partir de ses seules empreintes digitales, par la consultation du fichier. Une possibilité qui ouvre la porte à bien des dérives.

Aucune leçon tirée de l’histoire

« Le lien faible ne permet pas d’identifier des amnésiques, les victimes d’attentat, des enfants », rétorque Claude Guéant, qui a défendu avec succès devant l’Assemblée nationale le nécessité d’un « lien fort ». Une option critiquée par la Cnil : les fichiers ne doivent avoir qu’une seule finalité, pour éviter tout abus. Une base de données de cartes d’identités ne peut servir à un usage policier. L’argument de Claude Guéant est loin de faire l’unanimité, y compris au sein de l’UMP. Pour le sénateur du Cher François Pillet (UMP), un tel fichier central « est susceptible de constituer, s’il n’est pas entouré des garanties requises, une bombe à retardement pour les libertés publiques ».

« Démocrates soucieux des droits protégeant les libertés publiques, nous ne pouvons pas laisser derrière nous un fichier que, dans l’avenir, d’autres, dans la configuration d’une histoire dont nous ne serons pas les écrivains, pourront transformer en outil dangereux et liberticide, avertit l’élu. Que pourraient alors dire les victimes en nous visant ? (…) Monsieur le Ministre, je ne veux pas qu’à ce fichier ils puissent alors donner un nom, le vôtre, le mien ou le nôtre. »

Vers un système de reconnaissance faciale ?

L’amendement de Claude Guéant a été massivement rejeté par le Sénat (340 voix contre 4), une claque pour le ministre de l’Intérieur. Si ce profond désaccord entre députés (qui ont voté pour le « lien fort ») et sénateurs persiste, le choix sera définitivement tranché dans les prochaines semaines au sein de la commission mixte paritaire. « Quelle que soit l’option choisie, un tel fichier centralisé est intolérable et dangereux, rappelle Jean-Claude Vitran. Même en cas de “lien faible”, il faut être bien naïf pour croire qu’avec une telle base de données au ministère de l’Intérieur, on ne va pas s’autoriser de temps en temps à aller y jeter un coup d’œil. »

Le Sénat s’est également opposé à l’utilisation d’images numérisées du visage, dans le cadre d’un dispositif de reconnaissance faciale. Ce qui ouvrirait la possibilité d’identifier des personnes dans la rue, dans une manifestation, dans les transports en commun, à partir de caméras de surveillance et en comparant avec les données du fichier. Face aux députés qui s’en inquiétaient, Claude Guéant enfonce le clou : « La reconnaissance faciale, qui n’apporte pas, à l’heure actuelle, toutes les garanties de fiabilité nécessaires, est une technologie qui évolue très rapidement : on peut donc penser que, très bientôt, elle sera aussi fiable que la reconnaissance digitale. »

Piratages possibles

Autre sujet de controverse : la carte d’identité sera équipée de puces RFID [3], actuellement utilisées pour les passeports biométriques. Ce sont des puces pouvant être lues par des lecteurs « sans contact », comme le passe Navigo de la RATP. Problème, relève Jean-Claude Vitran, de la LDH : « N’importe qui possédant un lecteur de puces RFID pourra capter les données de la carte, sans contact. » Le passe Navigo, par exemple, peut être lu à 40 centimètres.

« Avec les nouvelles générations de puces RFID, on peut lire les données à plusieurs dizaines de mètres. Il est possible ensuite de fabriquer une fausse carte avec les données collectées. » La nouvelle carte d’identité n’empêchera donc pas les usurpations d’identité. « Avec 90 euros, on peut fabriquer un lecteur, explique le militant de la LDH. Aux États-Unis, des gens ont cloné des puces, dans les aéroports, pour montrer à l’administration les failles du système RFID. »

Le fichage, un sport industriel national

À toutes ces critiques s’ajoute un soupçon sur la finalité de cette démarche. Pour Jean-Claude Vitran, pas de doute : « Il n’est pas tant question ici de lutte contre l’usurpation d’identité que de créer une vitrine pour l’industrie française. » Les leaders mondiaux des technologies de la carte à puce et des titres d’identité biométriques sont français : Morpho, ex-Sagem Sécurité, filiale du groupe Safran, qui fabrique le passeport biométrique français, revendique « 130 références mondiales de solutions d’identités biométriques, couvrant 70 pays ».

Parmi ces entreprises, on trouve également Gemalto, Oberthur, ou encore Thales, qui a délivré 250 millions de documents sécurisés dans 25 pays, notamment le Maroc, l’Ouzbékistan, l’Éthiopie, le Royaume-Uni. Morpho s’est lancé en 2010 dans un projet d’envergure : recueillir les données biométriques de 1,2 milliard d’Indiens, pour un fichier croisant empreintes digitales et empreinte de l’iris.

« Comment ignorer (…) que le passage au biométrique est une formidable opportunité de créer un marché lucratif pour les quelques entreprises spécialisées dans ce domaine ? », questionne la sénatrice communiste Éliane Assassi, lors d’une session du Sénat. « Il y a derrière cette loi une énorme campagne de lobbying de la part du groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques (Gixel), et en particulier de Morpho », explique de son côté Jean-Marc Manach, journaliste d’Owni.fr.

La France à contre-courant

Car les temps sont durs : le Royaume-Uni, qui avait signé avec Thalès en 2008 un contrat pour la création des cartes d’identité biométriques, pour un montant de 23 millions d’euros, a changé d’avis. En 2010, le nouveau gouvernement britannique a abandonné le projet de carte d’identité biométrique et de fichage systématique. Le gouvernement néerlandais a également annoncé qu’il renonçait au stockage d’empreintes digitales et allait détruire les fichiers existants.

En Israël, un registre national comportant les données personnelles de 9 millions d’habitants a circulé pendant deux ans sur Internet, après avoir été volé par un employé du gouvernement. En Algérie, la réalisation du passeport biométrique suscite de nombreuses questions, notamment sur la pertinence de confier la réalisation d’un fichier biométrique – et donc hautement sensible – à une entreprise étrangère, Oberthur. En Inde, certaines entreprises qui collectent les données vendraient ces renseignements à des fins de ciblage marketing. Autant de revers et dérives qui pourraient pénaliser le secteur.

La paranoïa du contrôle social

Dans ce contexte, le marché français de la carte biométrique représenterait une manne bienvenue. La France « a aujourd’hui pris un retard considérable. Les entreprises françaises sont en pointe mais elles ne vendent rien en France, ce qui les pénalise à l’exportation par rapport aux concurrents américains », déplore Jean-René Lecerf, sénateur UMP du Nord, qui a déposé la proposition de loi au Sénat.

Face à ces revers, Claude Guéant veut sans doute faire un geste pour les entreprises du secteur. Et engager la France dans un processus de fichage biométrique généralisé. Un fichage de plus, alors que le nombre de fichiers policiers a doublé depuis cinq ans en France. Un Livre blanc sur la sécurité publique [4] vient d’ailleurs d’être remis à Claude Guéant. Il préconise la création « d’un troisième grand fichier reposant sur l’image du visage », avec le développement du recours aux logiciels de reconnaissance automatisée, pour accélérer la résolution des « enquêtes judiciaires disposant d’indices tirés de la vidéoprotection ». Un nouveau fichier à croiser sans doute avec le fichier d’identité biométrique… « On nous accuse de paranoïa, conclut Jean-Claude Vitran. Mais nous ne sommes pas dans une démocratie apaisée. Un tel outil permettrait un contrôle total de la population. C’est vouloir ficher tout le monde qui relève de la paranoïa. »

Agnès Rousseaaux, bastamag.net, 12 décembre 2011

Notes

[1] Lire la note d’observations du 25 octobre 2011.

[2] « Les empreintes du titulaire de la carte d’identité sont stockées dans un grand dossier informatique et distinguées par un numéro spécifique, évitant tout lien direct entre l’identité et les empreintes. Lors d’une vérification d’identité, la base indique seulement si cette identité correspond à une empreinte du dossier sans la désigner », indique le Sénat

[3] Radio Frequency IDentification : technologie qui permet de mémoriser et récupérer des données à distance, sans contact, en utilisant des « radio-étiquettes » collées ou incorporés dans des objets ou produits.

[4] Écrit par un comité de pilotage présidé par le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le président de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Alain Bauer.

Le Livre blanc sur la sécurité publique : Livre-blanc_securite_octobre_2011

décembre 19th, 2011 by admin

Mardi 6 décembre, Eric Quiquet et sa clique présentaient le bilan de 3 mois de V’Lille. Tout était prévu : deux camions I love V’Lille pour désengorger l’afflux de V’Lillistes qui allaient se ruer à la grande messe. Pourtant, du coté de la station 001 (à la LMCU, on commence toujours par se servir en premier…), c’était plutôt calme plat. Les employés auront le droit à une pause : le froid a diminué les ardeurs des participant.e.s à venir en V’Lille. Les salarié.e.s de la Communauté Urbaine s’en vont, quelques journalistes et des cadres de chez B-Twin arrivent doucement.

A l’intérieur, la salle est relativement pleine. Le responsable du projet de chez Transpole fait défiler son powerpoint et les statistiques qui lui permettront d’optimiser le service. Le profil type du V’Lilliste ? « Des jeunes de moins de 25 ans, principalement des hommes ». Les heures de pointes ? « 7h et 20h, mais 25% du parc de V’Lille est en permanence occupé ». Le top dix des stations ? « Gare Lille Flandres, et les stations du vieux Lille ». Un seul chiffre manque au tableau : en trois mois, 110 V’Lilles soit 10% de ceux en circulation ont été dérobés. Une faille dans le système : les VLilles préfèrent la liberté aux bornes… Le « libre-service » a été a priori pris au pied de la lettre et retrouvé tout son sens.

Après l’exposé d’auto-promotion de la LMCU et Transpole, arrive une première série de « questions » qui transforme la réunion en véritable service après-vente : « Le vélo est trop lourd ! » ; « les écrans tactiles sont trop sensibles ! » ; « Le panier à l’avant est beaucoup trop petit ! » ; « la première vitesse ne sert à rien » ; « l’antivol est inutilisable ». Le degré zéro de la politique. « Merci » avance Eric Quiquet, « vos remarques nous permettront d’améliorer le service ». Décidément ils n’ont que ça à la bouche. C’est alors que la première intervention réellement contradictoire se fait entendre : « Monsieur, Quiquet, nous sommes quand même dans une mairie socialiste : comment expliquer qu’il n’y a que deux stations V’Lille à Lille-Sud et que les quartiers populaires soient les grands oubliés du projet V’Lille ? ». « Ça c’est intéressant ! » reconnait une fille deux rangs derrière. Mais Quiquet ne l’entend pas de cette oreille et préfère noyer le poisson : « Monsieur, ce n’est pas aussi simple. L’installation des stations V’Lille dépend de plusieurs variables, comme la densité de l’habitat et des activités commerciales alentours, de la faisabilité technique etc. » – « Mais Lille-Sud est le quartier le plus peuplé de la ville ! » - »Arrêtez avec vos procès et vos sous-entendus sur les quartiers riches et les quartiers pauvres, à Lambersart aussi il n’y a que deux stations V’Lille, d’ailleurs le maire s’en est plaint et pourtant ce n’est pas un quartier populaire ».

Première escarmouche. La seconde a lieu quelques minutes plus tard. « Bonjour, je voudrai intervenir en tant que non-utilisateur du V’Lille. Parce qu’un des éléments du projet qui n’a pas encore été discuté ici, et qui me rebute personnellement, c’est la présence de puce RFID dans les vélos ». - »C’est quoi ? » entend-on dans la salle. « Les puces RFID c’est ce qui a permit de recueillir toutes les statistiques que vous avez vu défiler ce soir, et tous ces chiffres sont associés aux noms des utilisateurs des V’Lille, via leurs cartes bleues ou les numéros de téléphone portable que vous utilisez pour les réserver ». Les mouches volent, Quiquet laisse passer l’orage. - »Et un autre aspect du projet qui n’a pas été discuté, mais ça les gens du B’Twin village pourront y répondre, c’est que si les vélos sont bien assemblés à Fives, les pièces détachées elles, sont fabriquées en Chine. C’est bien beau de prétendre faire de l’insertion, mais il s’agit de rétablir quelques faits sur le projet. Et puis, au sujet des V’Lille à Lille Sud, je ne voudrais pas faire de mauvais esprit mais une réflexion m’est venue à l’esprit suite à l’intervention précédente : à Lille-Sud il y a autant de stations V’lille que de commissariats ». Quiquet ne répondra pas. Mais on s’y attendait :  »Votre dernière remarque résume bien votre état d’esprit ». Question suivante.

Pendant ce temps là, certain.e.s d’entre nous ont fait le choix de rester à l’extérieur. Le tract que nous distribuons raconte tout le mal que l’on pense des V’Lilles. Les quelques discussions avec les employés de V’Lille confirment ce que nous y dénoncions. Lille Métropole n’avait pas le choix d’implanter des V’Lilles. Elle tardait trop, déjà, à suivre l’exemple des autres métro-techno-éco-europoles en vue. Les bourgeois.e.s commençaient à s’impatienter… A notre question sur la répartition de l’implantation des bornes de V’Lille entre le Vieux Lille et Lille-Sud, les employés sont plus loquaces que Quiquet. Les bornes auraient été réparties après une enquête auprès de la population. A l’époque, dans le Vieux Lille, on est triste de ne pas pouvoir rentrer bourré.e en vélo des soirées à la Gare Saint Sauveur. A Lille Sud, louer des vélos à l’heure n’était sans doute pas un besoin urgent. A moins, que ce ne soient les enquêtes de la ville qui suscitent plus de méfiance que d’enthousiasme dans ce quartier qu’elle a délaissé. Le V’Lille est donc un projet issu d’une demande des bourgeois.e.s du centre ville et mis en place par une mairie « socialiste » avec le soutien des écolos de service. Et qui ravi les bourgeois.e.s du centre ville, la mairie et la verdure. CQFD. Tant pis pour le socialisme et l’écologie.

Comme dirait un jeune ingénieur dynamique de « gauche » de chez B-Twin, « il y a des combats qui sont importants » (et il ajouta un « mais… » comme pour désapprouver que notre combat puisse un jour se diriger contre son travail…) Faire grincer la machine bien huilée du progrès que nous propose mains dans la mains Mulliez et les élu.e.s PS et Vert.e.s de la métropole en est assurément un pour nous. Chacun.e son camp camarade.

LMCU, Libres et Méchant.e.s Cyclistes contre l’Usurpation

Le tract distribué à l’entrée : VLille_tract2

décembre 9th, 2011 by admin

L’Enfer Vert

Projet pavé de bonnes intentions

Ce que nous réservent les écolo-technocrates à partir du cas de Lille Métropole

A Lille comme ailleurs, les écolo-technocrates sont au pouvoir. Ils sont élus et techniciens des collectivités locales ou ingénieurs de la Recherche & Développement. Sous couvert de sauver “la planète” et les “générations futures”, les Verts enrobent de tout leur savoir-faire écologiste l’édification de la “technopole”, de la “ville ubiquitaire”, de la “France augmentée”. à partir de leur projet de traçabilité des clients des transports en commun par des cartes à puce RFID, ce livre déroule l’histoire de la plus-value écologiste dans la réquisition du territoire et la mobilisation des populations par l’économie.

L’Enfer Vert est une enquête locale sur les meilleurs ennemis de celles et ceux qui refusent la continuelle fuite en avant techno-industrielle.

Tomjo est rédacteur au sein du journal La Brique.
Il s’intéresse à ceux qui s’obstinent à nous aménager la vie.

Introduction : L’Enfer Vert_Introduction

Librairies où vous trouverez L’Enfer Vert :

L’Harmattan, 35 rue Basse, Lille

La Bateau Livre, 154 rue Gambetta, Lille

Meura, 25 rue de Valmy, Lille

Centre Culturel Libertaire, rue de Colmar, Lille

Italiques, 49 rue Faidherbe, Hellemmes

Les Lisières, 32 Grand Place, Roubaix

Chez Rita, 49 rue Daubenton, Roubaix

 

La Belle, 7 rue Paul Doumer, Arras

Le Labyrinthe, 37 rue du Hocquet, Amiens

Le Grenier librairie, 14 bis rue du Marché Lanselles, Amiens

Quilombo, 23 rue Voltaire, Paris 11ème

La Conjuration des fourneaux, 149 rue Saint Hilaire, Rouen

Les Bas côtés, 59 rue Nicolas Chorier, Grenoble

 

Réseau Diff-Lille à partir de janvier :

L’APU du Vieux-Lille, 14 rue des Tours

Le Cagibi, 8 rue de Wazemmes

La Contrebasse, 6 rue Brûle-Maison

Le Ici, 10 rue Inkermann

Cinéma L’Univers, 16 rue Danton

Café Citoyen, place du Vieux Marché aux chevaux

Sur commande en écrivant à badaboum[tiret bas]editions[AT]yahoo[point]fr