juin 29th, 2011 at 9 h 58 min by admin

Jour après jour, le progrès avance tel un rouleau compresseur sur nos vies. L’injonction à être toujours plus mobile impose de passer chaque jour de plus en plus de temps dans les transports pour aller travailler ou pointer à Pôle Emploi. Les centres-villes sont devenus musées. Les individus acculés à vivre toujours plus loin des lieux d’activité.

Pour les gestionnaires qui manipulent ce monde, les espaces ne sont que réseaux qu’il est nécessaire de fluidifier pour satisfaire le Dieu Profit. C’est sous ce prétexte que la région Nord-Pas de Calais et les différentes communautés de communes, ainsi que la SNCF et Transpole à Lille, instaurent de nouveaux titres de transport : la carte PassPass. Derrière cette volonté de gestionnaire, se cache un fichage généralisé de la population. Les nouvelles cartes contiennent une quantité impressionnante de données personnelles. À chaque entrée dans les transports en commun, ou location d’un vélo ou voiture en libre service, l’obligation de « badger » permet d’inscrire dans une base de données énorme les allées et venues de l’ensemble de la population.

Quick et Planck sont nos deux bras cassés de la traçabilité.

Conseiller régional chargé des transports, Planck est responsable de la mise en place d’une « billetique » commune dans le Nord-Pas de Calais. L’utilisation de cartes RFID dans les TER et la volonté d’étendre le dispositif à tous les transports en commun de la région, c’est lui. Élu Vert connu pour son opposition aux OGM et au nucléaire, le progrès technoscientifique semble moins l’inquiéter lorsqu’il en est un instigateur.

Vice-président chargé des Transports à la Communauté Urbaine de Lille, Quick est l’initiateur de la carte PassPass lilloise. « C’est pas moi, c’est la Région » répète-t-il à l’envie lorsqu’il est pris à partie sur le fichage généralisé qu’il met en place.

Voici les premières aventures de Quick & Planck, le duo Vert burlesque du fichage tranquille.

La version pdf : Quiquetplancke

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