octobre 19th, 2010 at 7 h 21 min by admin

Quand les robots rendent l’humain inutile…

Depuis plusieurs dizaines d’années, les machines et les ordinateurs suppriment massivement le travail humain. Grâce aux progrès de la science et de la technologie, l’accumulation de profit exige moins d’humains à exploiter qu’avant. Plus performants, les robots ont aussi l’immense avantage de ne pas faire grève, et de ne pas avoir besoin de retraite.

Le capitalisme ne peut plus créer assez d’emplois pour tous. Après les ouvriers et les employés (de la Poste, de la SNCF, des magasins ou des banques), c’est aux enseignants de devenir obsolètes. L’école elle aussi devient numérique, et tant pis pour l’éducation, et pour la santé mentale des enfants. Il n’est pas jusque dans les services à la personne où les hommes ne soient remplacés par des robots.

…se faire exploiter devient un « privilège »

Les robots nous remplacent donc. Le problème, c’est que nous restons tous plus ou moins contraints de travailler. Sans travail, pas de salaires. Mais quel privilège ? Les emplois que créent encore péniblement le capitalisme sont de plus en plus vides, et déconnectés de nos besoins fondamentaux, les travailleurs réduits à n’être que les auxilliaires des ordinateurs, des rouages au sein de la machinerie industrielle.

Exclus et inutiles, ou exploités et pressurés. Voilà à quoi nous en sommes réduits. Combien de temps pensez vous que ce système s’encombrera d’une main d’œuvre inutile?

La solidarité ne repose pas sur la croissance !

Pour justifier la réforme des retraites, la droite nous explique : « Il y a aujourd’hui moins de travailleurs actifs, et plus de personnes inactives. Il est donc normal de travailler plus longtemps pour payer les retraites» Ce à quoi

les économistes de la gauche et de l’extrême-gauche rétorquent : « Même avec une croissance inférieure à 2%, le produit intérieur brut aura doublé d’ici 40 ans, on pourra donc en consacrer une part plus importante au financement des retraites, sans effort financier supplémentaire de la part des salariés. »

Pour la gauche, le problème est donc uniquement un problème de répartition des fruits (pourris) de la croissance. Comme si les retraites, et donc la solidarité humaine, reposaient sur la croissance économique. Il faut en finir avec l’idéologie de la croissance. Compter sur un doublement de la production d’ici 40 ans est une aberration. Notre environnement ne survivrait pas à un tel désastre écologique. Sans compter la dégradation de la vie en société. Car produire plus, c’est produire toujours plus d’ordinateurs, de télévisions à écrans plats, de téléphones portables, et autres gadgets qui abrutissent, individualisent et finissent par détruire toute relation véritable entre nous. (Vous avez combien d’amis sur facebook ?)

Il y a des sots métiers

Le second argument de la gauche contre la réforme des retraites, consiste à refuser l’allongement de la durée de cotisation parce qu’il serait un frein à l’emploi des jeunes. Quels emplois ? Des emplois qui répondent à quels besoins ? Aucune importance. Ce qui compte c’est de leur trouver un emploi. Il faut sortir de cette logique de l’emploi à tout prix. D’abord parce qu’il n’y a plus de travail pour tous. Ensuite parce que cela revient à défendre des emplois qui nuisent au reste de la société. Il n’y a pas de honte à ne pas avoir de « travail » aujourd’hui. c’est à dire un travail que l’on ne fait que pour l’argent, sans aucune considération pour son contenu.

Il est plus digne de ne pas travailler, plutôt que d’être banquier, militaire, chercheur dans le nucléaire ou journaliste à La Voix du Nord. Pour autant, nous ne voulons pas passer notre vie à ne rien faire. Finissons-en avec l’esclavage salarié et l’organisation industrielle de nos vies.

Grève, blocage, sabotage…

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