juin 21st, 2010 at 14 h 17 min by admin

LMCU et Transpole exploitent les voyageurs comme leurs salarié-es

Nous sommes des usagers des transports en commun payants – ou plutôt des « clients », on ne sait plus vraiment – solidaires des grévistes de Transpole.

Depuis quelques années, nous subissons le renforcement par Transpole du contrôle et de la surveillance par des caméras, la mise sous écoute des rames, l’automatisation de la billétique et les nombreuses opérations de contrôle, parfois spectaculaires, aidées par la police.

Cette mise sous liberté surveillée, nous la subissons tous, salariés comme usagers. Les salariés, quand ils ne sont pas remplacés par des machines automatiques, en deviennent des supplétifs. Quand Transpole investit dans des techniques de surveillance et de contrôle, c’est autant d’argent qui n’ira pas dans les salaires – qui valent de toutes façons moins que les poches des actionnaires de Kéolis – et se répercutera sur les prix des tickets.

Dernièrement, un contrat de 21 millions d’euros a été signé entre LMCU et la société Parkeon pour nous mettre des cartes à puces dans les poches et améliorer notre « traçabilité ». Ces délires de sécurité et d’automatisation, aujourd’hui développés dans les sous-sols du métro, sont appelés à se généraliser à tous les services de la ville.

Nous ne voulons pas de ces moyens de transport qui nous transforment en « objets » qu’on « expédie ». Ni de cet univers de néons, de flics, de caméras, de pubs et de musique d’ambiance qui fait de nous des suspects ou du bétail en transit.

Nous avons très certainement des intérêts communs à défendre face à la direction de Transpole et à Lille Métropole. Oeuvrons ensemble à les cerner et peut-être serons-nous plus forts pour leur résister.

Des « usagers » qui font la grève des tickets

Tract diffusé le 21 juin aux salariés grévistes du dépôt Transpole de Sequedin, le plus gros dépôt de bus de la métropole lilloise.

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